mercredi 7 mai 2014

OPERATION BAUCENT (Chapitre 6, 4ème partie)




Loup se maintenait à distance. La rengaine lui tournait dans la tête. Il commençait même à se la répéter mentalement quand il vit l’autre s’appuyer contre une fourgonnette beige. La tête devait lui tourner et le sol tanguer sous ses pieds car il mit un temps fou pour trouver ses clés. Le costaud s’apprêtait à s’avancer vers lui quand l’autre déboutonna sa braguette, sortit son engin en pleine rue et se mit à uriner sur une poubelle qui se trouvait à proximité. Et il chantonnait encore : « Chevaliers de la Table ronde, goûtons voir si le vin est bon… » Il n’était pas bien grand, la cinquantaine bedonnante, le crâne chauve, la moustache et l’air bonhomme de l’artisan en salopette bleue. La porte de la camionnette enfin ouverte, il s’apprêtait à s’installer au volant quand il sentit une grande brute l’attraper par le paletot et lui asséner un coup de poing capable d’assommer un bœuf. Il tomba sur les genoux en émettant un « Pfft » bizarre. Son trousseau de clés tomba à terre. Loup le ramassa et commença à fouiller dedans pour trouver celle qui correspondait au démarreur. Cela lui prit un peu de temps avant de trouver la bonne. Enfin, il engagea la clé dans le contact et la tourna. Le moteur lança quelques crachotements et éternuements poussifs. Décidément, il n’avait pas tiré le bon numéro. Cette vieille charrette marquée : « Gaétan Lemarchal artisan menuisier ébéniste, travail soigné en atelier et à domicile » se faisait prier pour démarrer. Cela énerva Loup. D’autant plus que le menuisier se relevait déjà en titubant et en braillant d’une voix grasseyante : « Non, mais, jeune homme, vous ne manquez pas de culot ! Ceci est MON véhicule et je ne vous permets pas… »
Manifestement les vapeurs alcooliques avaient atténué les effets du coup sur la caboche. Pourtant, il n’eut pas le temps d’achever sa phrase. Le poing monstrueux de Loup le percuta à la tempe et, cette fois, il profita vraiment de trente six mille chandelles multicolores. Enfin le moteur daigna ronronner. L’autre, étalé de tout son long sur les pavés de la chaussée, gênait pour la manœuvre de sortie de stationnement du véhicule. Passablement énervé, Loup sortit du fourgon, ouvrit la porte latérale coulissante, attrapa l’artisan inanimé par les brides de sa salopette et le balança à l’intérieur non sans que sa tête ne percute un montant de la carrosserie…
Pendant ce temps, Virginie se tortillait sur le lit et Renard ne savait pas comment la calmer. Elle voulait sans doute quelque chose, mais quoi ? Pour le savoir, il aurait fallu lui ôter le bâillon qui était collé sur sa bouche. Il n’arrivait pas à s’y résoudre, il avait trop peur qu’elle ne se mette à hurler et à réveiller tout l’immeuble. Il y avait plus pressé. Il récupéra le téléphone portable de Virginie, l’alluma, commença à chercher dans le répertoire et finit par trouver le numéro de Paul Armen. Il appela, mais personne ne répondit. A la cinquième sonnerie, l’appareil bascula sur le répondeur. Renard resta un moment à se demander s’il allait dire quelque chose ou rester muet. Il hésita avant de se lancer : « Armen, salaud, on a ta poule. Va falloir que tu craches au bassinet si tu veux la revoir ! » Il se demanda s’il avait été convaincant et il n’en était pas du tout persuadé. Mais il lui vint une idée en regardant Virginie qui se tortillait comme un ver de terre. « Armen ! On va te faire entendre ta poule, comme ça tu ne nous prendras pas pour des charlots… » Il arracha d’un coup sec le gros morceau de ruban adhésif gris qui recouvrait la bouche de sa victime et il lui tendit l’appareil. Larmes et cris s’échappèrent aussitôt : « Paul, au secours, à moi… Sauve-moi ! Ils m’ont kidnappée… Je suis… » Immédiatement Renard eut le réflexe de lui fermer la bouche de la main tout en concluant : « Voilà, tu en as assez entendu, Armen. On la tient. Ca va te coûter cher, mais avec le trésor que tu es sur le point de découvrir, tu pourras banquer… Attends nos instructions ! » Et il raccrocha. En même temps, il dut retirer sa main car il sentait les dents de Valérie s’enfoncer dans sa chair.
- Arrête, salope ! s’exclama-t-il. Mais qu’est ce que t’as donc ?
- Je ne peux plus me retenir, je vais faire dans ma culotte, avoua-t-elle piteusement.
- Bon, je te détache et je t’accompagne aux waters. Gare à toi si tu essaies de m’entourlouper.
C’est à ce moment qu’il entendit le signal convenu frappé à la porte. Trois coups rapides et deux lents. Il alla ouvrir…
- Ca y est, j’ai la fourgonnette, lança Loup d’un air soulagé.
- Elle est blanche ?
- Presque.
- Décidément tu ne fais jamais ce qu’on te dit, tête de mule !
- Et toi, qu’est-ce que tu as fabriqué avec la gamine ?
- Elle est en train de faire ses besoins… Mais on dirait que…
Ils se précipitèrent vers les toilettes, tambourinèrent dans la porte. Pas de réponse. D’un coup d’épaule, Loup la défonça. Virginie avait grimpé sur la cuvette, ouvert un petit vasistas en hauteur et essayait vainement de s’enfuir par cette improbable issue située à quatre étages du sol.
- Elle a le diable au corps cette meuf ! s’écria Renard qui s’accrocha à ses jambes et réussit à la ramener sur le carrelage des WC.
Loup l’attira à lui et l’assomma d’un coup de poing derrière la nuque : « Si je n’étais pas là… » soupira-t-il. Et ils la gratifièrent à nouveau d’entraves aux poignets et de ruban adhésif sur le museau avant de complètement l'enrouler dans le tapis du vestibule. Loup la plaça sur son épaule comme un vulgaire paquet de linge sale. Sans plus attendre, ils quittèrent l’appartement, descendirent l’escalier et s’engouffrèrent dans la camionnette.
« Quand même, tu aurais pu choisir plus discret, se plaignit Renard. »
- J’aurais voulu t’y voir, gros malin, répondit le costaud. J’ai pris ce que j’ai trouvé et la prochaine fois, quand ce sera ton tour de piquer une caisse, on verra ce que tu ramèneras !
(A SUIVRE)
Ouvrage disponible version papier et e-book kindle sur Amazon.fr et sur TheBookEdition.com

jeudi 1 mai 2014

ARTHUR CONLEY


Arthur Conley est un chanteur de rhythm and blues américain, né à Atlanta en Géorgie, le 4 janvier 1946, décédé aux Pays-Bas le 17 novembre 2003.
Conley rencontre Otis Redding en 1967. Ensemble, ils réécrivent la chanson de Sam Cooke Yeah Man en Sweet Soul Music, qui sera enregistré sur le label Fame Records en 1967 aux Fame studios à Muscle Shoals (Alabama). Ce morceau rencontre un énorme succès contribuant à la renommée de Conley. Sweet Soul Music arrive second des charts américains et dans le top 10 en Europe. Plus d'un million de copies sont vendus et ce tube sera disque d'or.
Après plusieurs années, Arthur Conley s'installe au Royaume-Uni en 1975, puis en Belgique et enfin à Amsterdam à l'été 1977.
A l'instar d'[Eddie Floyd]] (Big Bird) ou Wilson Pickett (Cole, Cooke & Redding), il rend hommage dans une de ses plus belles chansons (Otis Sleep On) à Otis Redding.
Il décède en 2003 d'un cancer des intestins.




lundi 21 avril 2014

OPERATION BAUCENT (Chapitre 6, 3ème partie)




- Conneries ! s’exclama intérieurement Renard en rejetant le bouquin loin de lui.
S'il avait tourné une page de plus, il serait tombé sur plus intrigant encore. Il aurait lu qu’Himmler et ses amis avaient fait lancer de nombreuses expéditions scientifiques pour retrouver des traces de la race aryenne un peu partout dans le monde, au Moyen Orient, dans les Andes et jusqu’au lointain Tibet, qu’ils avaient tenté de retrouver le saint Graal aux alentours de Montségur dans le sud de la France, ainsi qu’à Montserrat en Espagne catalane et dans le Massif Central autour de diverses commanderies de Templiers. L’auteur faisait même mention de certaines découvertes. Et puis Himmler et nombre de mystiques du même acabit, comme Heydrich, Hess et quelques autres, firent des études poussées sur des rites païens celtiques ou germaniques sans oublier sur diverses pratiques de sorcelleries anciennes ou modernes. Mais Renard ne prêtait plus du tout attention à sa lecture. Virginie s’agitait sur sa couche. Elle arrivait même à pousser quelques petits couinements qu’on entendait au travers du bâillon. Elle était réveillée, il fallait agir au plus vite. La nuit avançait, le temps jouait contre eux.
Il fila à la cuisine et revint chargé d’une bassine d’eau froide qu’il balança sans ménagement sur le visage de Loup qui émergea aussitôt des vaps.
- Ah, mon salaud, tu m’as bien eu ! Juste au moment où j’allais conclure…
- Tu as conclu, mon cochon, tu as conclu, lui affirma l’autre sans vergogne aucune. Lève-toi ! Assez rigolé. Tu te rappelles pourquoi on a capturé la gamine ?
- Ben, pour faire ch… Armen, répondit l’autre en se frottant le dessus du crâne.
- Pas seulement. Il nous a viré de sa société secrète. Il a osé nous menacer, ce pourri. Mais nous, on sait plein de choses et on va le faire chanter.
- Comment ça ? s’étonna le gros.
- On va lui téléphoner et lui réclamer un gros tas de pognon en échange de la fille. Tu te rappelles, c’était décidé comme cela. T'as fait le nécessaire pour la camionnette blanche que je t’avais demandée ?
- Ben non, avoua piteusement Loup. J’ai oublié.
- Mais t’es nul ! Et j’en ai vraiment marre d’un crétin comme toi. Tu vois ce que tu vas faire. Tu vas descendre l’escalier et récupérer le premier fourgon venu. Moi, je m’occupe des négociations…
- Ca serait pas plus simple que l’autre il amène le pognon ici et qu’on lui rende sa gonzesse en même temps ?
- Ferme-la ! Tu ne dis que des conneries ! Tu ne veux pas que j’appelle les flics pendant que tu y es ?
- Non, pas les flics, Renard, pas les flics, je t’en prie… Ce gros bloc de muscles devenait pitoyable.
Le maigrichon lui lança un regard mauvais : « Fais ce que je te dis, bon sang ! Va me chercher fissa une camionnette blanche et moi je m’occupe du reste… »
L’autre obtempéra et se précipita dans l’escalier. La rue était déserte. Il n’allait pas être facile de trouver le véhicule dont ils avaient besoin. « Encore heureux qu’il ne veut pas une marque particulière, songea Louis Dubois. Rien que pour me casser les pieds, il serait capable de vouloir un Ford à la place d’un Peugeot ou un Renault plutôt qu’un Citroën ! Blanc, c’est déjà beaucoup demander. »
Il marchait le long des trottoirs en examinant les voitures garées. De temps à autre, il essayait d’ouvrir les portières de divers camions et fourgons en stationnement, mais en vain. On n’était pas au cinéma, ici personne ne laissait son véhicule ouvert la nuit. De toutes les façons, Loup aurait été incapable de démarrer quoi que ce soit en trafiquant des fils sous un tableau de bord. Il regarda sa montre : trois heures moins le quart, il fallait faire vite. S’ils traînaient trop, ils allaient se retrouver avec les premiers travailleurs de l’aube, les éboueurs, les laveurs de carreaux, les balayeurs municipaux, les premières équipes de nettoyage ou d’entretien d’hôtels, d’entreprises ou de bureaux et puis ensuite toute la masse d’ouvriers et d’employés qui encombreraient chaussées, trains et autobus.
Dans une rue adjacente au boulevard Victor Hugo, il remarqua trois hommes qui se quittaient bruyamment. Manifestement ils avaient fêté un joyeux évènement à coups de copieuses libations. L’un d’eux s’engagea en zigzagant sur le boulevard, le second partit en sens contraire et tourna dans une rue voisine alors que le troisième refermait une porte d’immeuble après leur avoir fait de grands signes d’adieu. Pourquoi Loup se mit-il à suivre de loin celui qui s’enfonçait dans la rue et non celui de l’avenue ? Il n’aurait su le dire. Un coup de poker sans doute ou alors la facilité. Le gars avait l’air encore plus saoul que l’autre. Non seulement il zigzaguait dangereusement, mais encore il s’accrochait aux réverbères, percutait au passage des poubelles qui ne lui avaient rien fait. Il braillait même un air connu : « A la Bastille on aime bien Nini Peau d’chien, elle est si belle et si gentille. On aime bien qui ça ? Nini Peau d’chien, où ça ? A la Bastiiille… »
(A SUIVRE)
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mardi 15 avril 2014

ARTHUR ALEXANDER


Arthur Alexander est un chanteur et un compositeur de rhythm and blues américain né le 10 mai 1940 à Florence dans l'Alabama et décédé le 9 juin 1993 à Nashville dans le Tennessee. Ses compositions ont alimenté le répertoire de nombreux artistes prestigieux.
En 1961, Arthur Alexander, ancien portier au Sheffield Hotel de Florence, est le premier artiste à émerger des studios de Muscle Shoals grâce au disque You Better Move On / A Shot of Rhythm and Blues publié chez Dot Records. Celui-ci atteint la 24e place des charts américains. Il récidive l'année suivante avec Where Have You Been, Anna (Go to Him), Go Home Girl, Soldier of Love, Set Me Free... Il change ensuite de label (Sound Stage 7) mais peine à retrouver le chemin de la réussite et connait de graves problèmes de santé.
En 1972, son album pour la Warner Brothers semble prometteur, mais Every Day I Have To Cry, sur Buddah (en 1975), ne connaît qu'un succès éphémère.
Alexander abandonne alors le monde de la chanson et devient chauffeur de bus.
Il recommence à chanter son répertoire en 1992. Son dernier album Lonely just Like Me pour Elektra était son premier en 21 ans de carrière. Il signe un nouveau contrat d'enregistrement en mai 1993. Mais il décède d'une crise cardiaque le mois suivant, trois jours après son premier concert à Nashville avec son nouveau groupe.


lundi 7 avril 2014

OPERATION BAUCENT (Chapitre 6, 2ème partie)




Renard arriva au chapitre sur Heinrich Himmler, le « fonctionnaire de la mort », l’organisateur en chef des camps de concentration et de « la solution finale ». Et là, son attention fut captée. Ainsi cet ignoble individu se réclamait de l’héritage des chevaliers teutoniques. Avec ses SS, il croyait avoir recréé « l’élite en uniforme noir qui allait réincarner le vieil ordre de chevalerie germanique ». Comme beaucoup de nazis, il avait été influencé par deux idéologues fanatiques, Gobineau, le français et Houston Stewart Chamberlain, l’anglais pour qui la race nordique était l’archétype humain idéal pour ne pas dire supérieur, ce qu’Hegel avait déjà annoncé un siècle plus tôt.
Théoricien mystique, Himmler se voyait comme Grand Maître d’un nouvel ordre qui serait la réincarnation des teutoniques, officiellement dissous en 1938. L’auteur faisait remarquer que, dans le monde ésotérique, une dissolution cache souvent une résurgence sous une forme différente. Ainsi Himmler commença-t-il par édicter des critères très rigoureux pour l’entrée des postulants dans la SS. Jusqu’en 1937, la garde spéciale du Führer, unité d’élite s’il en fut, n’acceptait en son sein que des jeunes hommes blonds aux yeux bleus et d’une taille minimum de 1,80 m. Himmler édicta également une règle de mariage spéciale pour les SS. Ceux-ci ne pouvaient se marier qu’avec des femmes capables de justifier de la pureté de leurs origines aryennes depuis pas moins de deux siècles. Les nécessités de la guerre firent que ces règles furent assez vite aménagées. Mais une mystique fanatique du chef, un courage sans faille et une obéissance aveugle furent toujours exigés de ces troupes d’élite. On sent qu’Himmler voulait réécrire l’Histoire ou la reprendre là où, selon lui, elle n’aurait jamais dû s’arrêter. Le 2 juillet 1936, il organisa dans la collégiale de Wewelsburg la célébration du millième anniversaire de la mort de son héros préféré, le roi Heinrich I, dit Henri l’Oiseleur. Le bouquin citait un extrait du discours qu’il prononça après avoir déposé sur le tombeau du souverain une gerbe composée de fleurs et de rameaux de chêne: « Ici où reposent depuis toujours ceux de notre sang, cette magnifique maison de Dieu, née d’un sûr sentiment germanique, sera un lieu de culte où les Allemands viendront en pèlerinage (…) L’homme qui, après mille ans a repris avec une grandeur inouïe l’héritage humain et politique du roi Henri, notre Führer Adolf Hitler, nous le servirons fidèlement de nos paroles, de nos pensées et de nos actes, pour l’Allemagne et pour la Germanie. »
Le 7 avril 1942, il déclara devant les officiers supérieurs et tous les chefs de services de la SS : « Tout ce que nous faisons doit être justifié par rapport à nos ancêtres. Si nous ne retrouvons pas cette attache morale, la plus profonde et la meilleure parce que la plus naturelle, nous ne serons pas capables à ce niveau de vaincre le christianisme et de constituer ce Reich germanique qui sera une bénédiction pour la terre entière. Depuis des millénaires, c’est le devoir de la race blonde que de dominer la terre et de toujours lui apporter bonheur et civilisation. »
(A SUIVRE)
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mardi 1 avril 2014

ARETHA FRANKLIN


Sa carrière débute en 1956 chez Columbia Records et après quelques succès, elle signe un contract avec Atlantic Records en 1967 où débute pour elle, son incroyable ascension.
En 1972, de par la réinterprétation de chants gospel traditionnels via Amazing Grace, Aretha Franklin établit cet opus comme l'un des album gospel le plus vendu de tous les temps avec 2 millions de copies.
Dans les années 1980, elle signe chez Arista, puis enchaîne les albums à succès tels que : Jump To It en 1982 et Get It Right en 1983. En 1985 de par la publication de l'opus Who's Zoomin' Who? qui génèrent les singles Freeway, Sisters, Another Night et le no 1 Sisters Are Doin' It For Themselves en duo avec Eurythmics, marque une évolution musicale.
En 1986, les titres Jumpin' Jack Flash en duo avec Keith Richards (du groupe Rolling Stones) et I Knew You Were Waiting (For Me) en duo avec George Michael, issu de l'album Aretha, sont des succès.

En 1989, elle publie Through The Storm. L'opus ainsi que le single du même nom en duo avec Elton John et It Isn't, It Wasn't, It Ain't Never Gonna Be en duo avec Whitney Houston est aussi un succès.
Durant la décennie 90, elle intervient sur plusieurs bandes originales de films tels que: Malcom X avec Someday We'll All Be Free en 1992, Deeper Love pour Sister Act 2 en 1993 ou encore It Hurts Like Hell sur Waiting To Exhale en 1995.
En 1998, elle publie l'album A Rose Still A Rose, puis apparaît au concert caritatif Divas Live 1998, aux côtés de Celine Dion, Mariah Carey, Gloria Estefan et Shania Twain.
En 2009, elle interprète "My Country 'Tis of Thee", lors de la cérémonie d'assermentation du nouveau président des États-Unis d'Amérique Barack H. Obama.
De par les titres I Never Loved A Man (The Way I Love You), Chain Of Fool, Respect, Think, (You Make Me Feel) Like A Natural Woman ou encore I Say A Little Prayer, sortis dans les années 1960 et 70 qui sont devenus incontournables, ils lui feront non seulement attribuer le titre de 'Queen Of Soul', mais feront d'Aretha Franklin, l'artiste soul la plus populaire et la plus influente au monde.
En 1968, Aretha Franklin est classée en seconde position des personnalité afro-américaines les plus connues au monde, juste derrière Martin Luther King.
Elle a vendu 75 millions de disques et reste aujourd'hui l'artiste féminine ayant vendu le plus de disques vinyles de tous les temps.
Le magazine Rolling Stone la place première au classement des meilleurs chanteurs de tous les temps.


vendredi 21 mars 2014

OPERATION BAUCENT (Chapitre 6, 1ère partie)




Le calme était revenu dans l’appartement. Renard alla replacer le caquelon à la cuisine avant de retourner dans la chambre de Virginie. Celle-ci était étendue à plat ventre en travers du lit avec le quintal de Louis Dubois effondré sur elle. Lerenard tira de toutes ses forces pour la dégager du gros corps inanimé. Il y mit tout son cœur et eut beaucoup de peine à faire glisser son comparse sur le sol. « Il me l’aurait étouffée l’imbécile… » Se dit-il en s’épongeant le front.
Il l’observa un long moment. Chemisier dégrafé, short et string rabattus donnaient une impression de débraillé, d’abandon. Il était intervenu juste à temps. Quelques secondes de plus et l’autre la violait. Ce que le maigrelet n’aurait pas pu supporter. Plus il regardait le corps de la pauvre Virginie étendue devant lui, à sa merci, dans cette position lascive, plus il sentait le dégoût monter en lui. Il n’aimait que les petites gamines pré pubères, pas ou peu formées. Et là, abandonnée devant lui, cette femelle, avec sa poitrine opulente, ses fesses rebondies et son sexe offert, c’en était trop. Il avait l’impression que son regard était sali par la vue des quelques poils pubiens qui apparaissaient dans l’échancrure.
Sans plus attendre, il remonta le string puis le mini short en s’interdisant de regarder, retourna la fille sur le dos et reboutonna le chemisier rouge. C’est alors qu’il remarqua son sac à main, sorte de besace de toile qui traînait sur le sol non loin du corps de son complice. Il commença à fouiller dedans. Il trouva un portable, divers produits de beauté, un bâton de rouge à lèvres, des clés, l’attirail habituel de la jeune femme moderne. Quand il eut presque tout vidé, un petit bouquin broché aux pages coupées à la main apparut. Il s’en saisit. L’ouvrage n’avait pas fière allure. La couverture de papier jaunâtre était abîmée, les pages froissées ou cornées étaient parfois couvertes d’annotations. Sur la couverture, il lut ceci : John Wesley Montgomery, « Les voies secrètes de la puissance nazie ». Un bouquin historique paru en 1969 dans la traduction française d’une édition Penguin jamais rééditée depuis lors.
Jacques Lerenard s’assit sur le bord du lit et commença à tourner les pages du bouquin. Il y vit une photo du Messerschmitt BF 110 qui aurait dû permettre à Rudolf Hess de débarquer en Angleterre pour y négocier une paix séparée avec les anglais. Mais cet épisode rocambolesque de la vie du célèbre nazi ne l’intéressa pas outre mesure et pourtant le livre de Montgomery en racontait de belles. Il apportait une explication à l’échec de la tentative ainsi qu’à l’acharnement contre celui qui fut le tout dernier interné de la prison de Spandau à Berlin-Ouest où il finit par mourir en 1987 pendu à l’aide d’un fil électrique. Son fils et quelques historiens non-conformistes y virent la main de services secrets comme le Mossad ou la CIA. La thèse de l’assassinat camouflé en suicide ne fut bien entendu jamais retenue par les médecins légistes anglais…
Que venait vraiment faire Hess en Angleterre ? Hitler était-il au courant de sa démarche ? Qu’apportait-il ? Quel secret détenait-il pour qu’on le garde aussi longtemps en détention ?
(A SUIVRE)
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samedi 15 mars 2014

THE ARCHIES


Sugar, Sugar est une chanson pop écrite par Jeff Barry et Andy Kim. La chanson est attribuée à The Archies, un groupe de musique fictif de la série animée The Archie Show. Cette chanson a atteint en 1969 la première position des palmarès américain, où elle est restée pendant quatre semaines.


vendredi 7 mars 2014

OPERATION BAUCENT (Chapitre 5, 3ème partie)




- Nous y songeons, mon frère, nous y songeons. D’ailleurs, tout à l’heure nous nous disperserons un par un et par deux issues différentes.
Il y eut comme un soupir de soulagement dans le cercle et Arménius reprit : « Donc pas d’objection à cette intronisation… Le frère qui va paraître devant vous a un grand désir de nous rejoindre et il a déjà apporté plusieurs preuves de sa loyauté et de sa bonne foi. Depuis 48 heures maintenant, il attend enfermé dans une cave voisine, dans l’obscurité la plus totale avec une cruche d’eau pour seule boisson et un quignon de pain pour seule nourriture. Dois-je le faire entrer ? »
- Qu’il se présente, Grand-maître, répondirent les autres d’une seule voix.
Sur un signe de tête d'Arménius, le templier à la peau noire quitta le cercle et revint quelques instant plus tard en guidant un homme qui arriva avec un bandeau sur les yeux.
- Qui donc êtes-vous pour vous présenter ainsi parmi nous ? commença Arménius.
« Je me nomme Nogaro Eric et suis habitant de Villedieu le haut », répondit l’impétrant.
- Pourquoi vous présentez-vous dans ce cercle ?
- Je désire être un des vôtres, ô Grand Maître… Si vous m’accueillez dans votre maison, je promets d’être fidèle, discret et obéissant jusqu’à la mort…
- Ne croyez pas que vous allez entrer dans notre fraternité pour y recueillir honneur, argent, plaisirs et récompenses. Attendez-vous plutôt à n’y trouver qu’ingratitude, souffrance et tourments. Vous étiez homme libre, vous allez devenir serviteur. On vous demandera de faire ce qui peut-être ne vous plaira pas. Mais comme vous nous devez obéissance, il faudra vous y résoudre. Voulez-vous toujours être introduit parmi nous ?
- Je le veux, Grand Maître, je le veux.
- Tout ce que vous entendrez, tout ce que vous verrez, tout ce que vous apprendrez devra rester secret. Même à votre épouse, à vos enfants, à vos proches, vous ne pourrez absolument rien raconter. Si vous enfreigniez cette règle sacrée, non seulement vous seriez rejeté immédiatement dans les ténèbres extérieures, mais encore votre vie ne vaudrait plus grand-chose car notre règle punit de mort celui qui la viole. Sachant cela, voulez-vous toujours être introduit parmi nous ?
- Je le veux, Grand-maître, je le veux.
- Et vous mes frères, acceptez-vous d’accueillir Eric ici présent, de le considérer comme votre frère, de lui demander aide, accueil et protection si vous en avez besoin et d’agir de même vis-à-vis de lui le cas échéant 
- Nous le voulons ! braillèrent les tuniques blanches.
- Dans ce cas, que la Lumière l’illumine ! annonça solennellement Arménius.
Le templier noir dénoua le bandeau des yeux de Nogaro qui se retrouva ébloui puis appuya fortement sur son épaule pour l’amener à mettre un genou en terre.
« L’impétrant Nogaro Eric, ici présent, a répondu de façon satisfaisante à nos questions. Si un des frères a quelque chose a dire qu’il parle. S’il n'a rien à dire, qu’il se taise à jamais ! »
Silence dans le cercle. Le Grand Maître quitta son trône et avança vers l’homme agenouillé. Il prit une épée, plaça le plat de la lame ainsi que sa main sur le crâne du postulant puis effleura chacune de ses deux épaules avant de planter l’épée juste devant lui, dans le sol de terre battue. Puis il prononça ces paroles un peu étranges : « Par Gwaal le puissant, Bouddha le très sage et Allah le très miséricordieux, je te fais chevalier du Temple. Montre-toi digne de cet honneur. » Et il lui tendit la main pour l’aider à se relever avant de lui donner l’accolade. Un autre templier lui présenta un minuscule bouclier rond qui, retourné, aurait eu l’aspect d’une sorte de grosse coupe ou même d’un saladier. Nogaro le mit à son bras. Un second lui apporta la grande cape blanche à croix rouge et l’aida à s’en revêtir. Et finalement un troisième termina l’étrange adoubement en lui plaçant un loup de velours noir sur le visage.
- Maintenant que vous voilà chevalier de premier grade, vous pouvez rejoindre notre cercle, conclut Arménius.
Et le cérémonial reprit avec les séries de « Ooom », les invocations au Gwaal ou au Bwaal, les lectures plus ou moins mystiques, la remise en cercle et l’an-dro guilleret du début.
Au bout d’environ un heure, chacun quitta la cave dans la plus grande discrétion. Les uns se dirigèrent un vers la cour de la rue des Bouchers et les autres remontèrent par la cave du « Griffon d’or » et la rue des Blancs-Manteaux. Il faisait nuit noire, les deux rues étaient vides. Personne ne remarqua l’étrange ballet de ses ombres qui disparaissaient une à une.
(A SUIVRE)
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samedi 1 mars 2014

AMOS LEE



Amos Lee est un auteur-compositeur-interprète et guitariste américain originaire de Philadelphie, en Pennsylvanie. Il est né en 19781. Bien que principalement folk, son style est également marqué par la soul, le blues, le jazz et la country. Il a à son actif deux albums sur le mythique label de jazz Blue Note, Amos Lee, paru en 2005, suivi par Supply and Demand l'année suivante. Il s'est produit en tournée aux côtés de musiciens comme Bob Dylan, Elvis Costello, Norah Jones, Paul Simon ou Merle Haggard. Ses influences musicales comprennent notamment Stevie Wonder, John Prine, Bill Withers et James Taylor.