L'aéronaute embourbé by CCRIDER77280 on Scribd
jeudi 22 février 2018
mardi 20 février 2018
samedi 17 février 2018
Poèmes pour petits et grands (32)
Le chaland
Sur l’arrière de son bateau,
Le batelier promène
Sa maison naine
Par les canaux.
Elle est joyeuse, et nette, et lisse,
Et glisse
Tranquillement sur le chemin des eaux.
Cloisons rouges et porte verte,
Et frais et blancs rideaux
Aux fenêtres ouvertes.
Et, sur le pont, une cage d’oiseau
Et deux baquets et un tonneau ;
Et le roquet qui vers les gens aboie,
Et dont l’écho renvoie
La colère vaine vers le bateau.
Le batelier promène
Sa maison naine
Sur les canaux
Qui font le tour de la Hollande,
Et de la Flandre et du Brabant.
Il a touché Dordrecht, Anvers et Gand,
Il a passé par Lierre et par Malines,
Et le voici qui s’en revient des landes
Violettes de la Campine.
Il transporte des cargaisons,
Par tas plus hauts que sa maison :
Sacs de pommes vertes et blondes,
Fèves et pois, choux et raiforts,
Et quelquefois des seigles d’or
Qui arrivent du bout du monde.
Il sait par cœur tous les pays
Que traversent l’Escaut, la Lys,
La Dyle et les deux Nèthes ;
Il fredonne les petits airs de fête
Et les tatillonnes chansons
Qu’entrechoquent, en un tic-tac de sons,
Les carillons.
Quai du Miroir, quai du Refuge,
À Bruges ;
Quai des Bouchers et quai des Tisserands,
À Gand ;
Quai du Rempart de la Byloque,
Quai aux Sabots et quai aux Loques,
Quai des Carmes et quai des Récollets,
Il vous connaît.
Et Mons, Tournay, Condé et Valenciennes
L’ont vu passer, en se courbant le front,
Sous les arches anciennes
De leurs grands ponts ;
Et la Durme, à Tilrode, et la Dendre, à Termonde,
L’ont vu, la voile au clair, faire sa ronde
De l’un à l’autre bout des horizons.
Oh ! la mobilité des paysages,
Qui tous reflètent leurs visages
Autour de son chaland !
La pipe aux dents,
D’un coup de rein massif et lent,
Il manoeuvre son gouvernail oblique ;
Il s’imbibe de pluie, il s’imbibe de vent,
Et son bateau somnambulique
S’en va, le jour, la nuit,
Où son silence le conduit.
(Emile Verhaeren)
jeudi 15 février 2018
Pensées plus ou moins correctes (114)
MEMOIRE
« La
mémoire est toujours aux ordres du cœur. »
(Rivarol)
« Il
se voit par expérience que les mémoires excellentes se joignent
volontiers aux jugements débiles. »
(Michel
de Montaigne)
« La
seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter. »
(Cioran)
MENACE
« Tous
les gens timides menacent volontiers. C’est qu’ils sentent que
les menaces feraient sur eux une grande impression. »
(Montesquieu)
« La
menace ne sert d’armes qu’aux menacés. »
(Léonard
de Vinci)
MENAGE
« Ce
qui est grave dans un ménage, c’est quand l’un aime et l’autre
pas. Mais s’ils ne s’aiment ni l’un ni l’autre, ils peuvent
être très heureux. »
(Alfred
Capus)
« Voulez-savoir
ce qui fait la plupart des bons ménages ? La conformité des
goûts et des humeurs, sans doute. Erreur. Les sens dans la jeunesse,
l’habitude dans l’âge mûr, le besoin réciproque dans la
vieillesse. »
(Duc
de Lévis)
mercredi 14 février 2018
Calvin Russell
Sixième d’une famille
de neuf enfants, Calvin Russell passe ses cinq premières années
quasiment derrière le comptoir du Sho Nuff Café, où son père Red
fait la cuisine et où sa mère Daisy est serveuse. À douze ans,
Calvin se met à la guitare et rejoint son premier groupe, The
Cavemen. À quinze ans, il fugue à San Francisco. Il survit sur la
route grâce à de petits boulots et se retrouve plusieurs fois
incarcéré pour des délits mineurs d'adolescent.
Réfractaire au modèle
américain de la réussite financière et sociale, il se marginalise
et vend du cannabis pour subsister. Arrêté plusieurs fois, il passe
une dizaine d'années derrière les barreaux. À la sortie d'un de
ses séjours en prison, il se lance dans un périple à travers le
Grand Sud et traverse le Rio Grande à Piedras Negras et El Paso.
C’est là qu'il commence vraiment à écrire des chansons et à
chanter de ville en ville. Il vit en vagabond, mais se fait prendre
par les autorités du Mexique, durant l'hiver 1985, avec de l’herbe
américaine plein les poches. Inculpé pour importation frauduleuse
de stupéfiants, il repasse un an et demi dans les geôles du
gouvernement mexicain.
Lorsqu’il revient à
Austin en 1986, il travaille comme plombier, mais continue de traîner
dans un milieu marqué par l’alcool et la drogue. Il côtoie de
nombreux musiciens, parmi lesquels le légendaire Townes Van Zandt,
Willie Nelson ou Leon Russell.
Trois
ans plus tard, en décembre 1989, au cours d’une soirée
d’anniversaire au Continent Club d’Austin fréquenté par de
nombreuses gloires locales, Calvin Russell chante dans un coin ses
chansons en s’accompagnant d’une guitare acoustique. Personne ne
fait attention à lui, sauf Patrick Mathé, le patron de la maison de
disques française New Rose, qui se rend régulièrement à Austin.
Intrigué autant par le physique du chanteur que par la qualité de
ses compositions, Patrick Mathé prend contact avec Calvin Russel qui
lui laisse une cassette. C’est cette maquette qui donne naissance à
l’album « A Crack In Time » que New Rose publie en
France début 1990.
L’accueil est excellent
et Calvin ne tarde pas à venir en France pour en assurer la
promotion. L’année suivante, il sort « Sounds From The
Fourth World », album de la consécration, également
enregistré à Austin avec Joe Gracey. Calvin commence à tourner
beaucoup en France, remplissant les clubs, alors qu’au Texas on
l’ignore toujours. De nombreuses pages de journaux sont consacrées
là-bas à l’étonnante aventure de sa carrière européenne, mais
sans profit pour sa musique.
En 1992, Calvin Russell
revient sur le devant de la scène avec « Soldier ». Dans
le prolongement des deux albums précédents, il l’enregistre
encore aux Studios Arlyn, mais la production se fait cette fois sous
la houlette de Jim Dickinson, empereur du Memphis Sound qui a
travaillé avec Ry Cooder et les Rolling Stones.
Début 1994 paraît « Le
Voyageur », album live enregistré à l’Olympia,
l’Élysée-Montmartre, l’Exo 7 à Rouen et le Zig-Zag à Orléans,
reflet d’une tournée marathon dans laquelle Calvin Russell a donné
en un an 178 concerts en Europe.
En 1995, sort le très
acclamé « Dream Of The Dog », tournant dans sa carrière.
« Dream Of The Dog » est le titre d’une vieille légende
indienne. La pochette, qui reproduit les dessins d’une couverture
indienne, révèle les origines comanches de Calvin, certains des
symboles étant originaires de la tribu de son arrière-grand-mère.
L’album suivant
« Calvin Russell », (enregistré et mixé à Memphis),
est résolument blues et comble à la fois ses fans et les puristes.
Pour souffler avant de préparer le prochain, c’est un « best
of » que propose Calvin Russell avec « This Is My Life »,
qui comporte cependant trois nouveaux titres : « Forever
Young », « Texas Song » et « It’s All Over
Now ».
Alors que paraît « This
Is My Life » (1998), au hasard d’un arrêt dans une
station-service au Texas, son passé d’adolescent resurgit avec
violence. Un policier remarque la saleté des vitres de sa voiture et
lui demande d’en descendre. Quand il découvre qu’il se trouve
face à un ancien prisonnier, il appelle les maîtres-chiens par
radio. Ils trouvent son herbe. Son passeport est confisqué, et cette
peccadille risque d’entraîner l’annulation de tous ses sursis,
et dix années de prison. Finalement les choses s’arrangent, avec
une mise en liberté semi-surveillée sous réhabilitation.
Le 3 avril 2011, il meurt
à l’âge de 62 ans d’un cancer du foie.
lundi 12 février 2018
samedi 10 février 2018
mercredi 7 février 2018
Poèmes pour petits et grands (31)
La ronde des mois
Janvier grelottant, neigeux et morose,
Commande la ronde éternellement ;
Déjà Février sourit par moment ;
Mars cueille frileux une fleur éclose.
Avril est en blanc, tout ruché de rose
Et Mai, pour les nids, tresse un dais clément ;
Dans les foins coupés, Juin s’ébat gaiement,
Sur les gerbes d’or, Juillet se repose.
Derrière Août qui baille au grand ciel de feu
Se voile Septembre en un rêve bleu ;
Le pampre couronne octobre en démence.
Novembre, foulant du feuillage mort,
Fuit l’âpre Décembre au souffle qui mord.
Et le tour fini – sans fin recommence.
(Edouard Tavan)
lundi 5 février 2018
Pensées plus ou moins correctes (113)
MEDISANCE
« Quand
les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s’y adonnent. »
(Emile
Augier)
« On
médit plus d’un ami que d’un ennemi : on le connait
mieux. »
(Lucie
Paul-Margueritte)
MEDITER
« Apprendre
à méditer est le plus grand don que vous puissiez vous accorder
dans cette vie. En effet, seule la méditation vous permettra de
partir à la découverte de votre vraie nature et de trouver ainsi la
stabilité et l’assurance nécessaires pour vivre bien, et mourir
bien. La méditation est la route qui mène vers l’éveil. »
(Sogyal Rinpoché)
MEILLEUR
« Je
suis capable du meilleur comme du pire. Mais pour le pire, je suis le
meilleur. »
(Coluche)
vendredi 2 février 2018
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