dimanche 21 mars 2010

COUNTRY RENDEZ-VOUS CRAPONNE 2010

En avant première, les principaux invités du festival qui aura lieu les 23, 24 et 25 juillet 2010 :
Ray Wylie Hubbard



RADNEY FOSTER



ROBERT EARL KEEN (Images Hubble)



GRASCALS



DALE ANN BRADLEY



QUEBE SISTERS



SUSAN HICKMAN



BIG JOHN MILLS



LUCKY TUBB



LONE STAR SWING



MITCH WEBB & SWINDLES



MISS LESLIE & HER JUKE-JOINTERS



DOC MARSHALLS



KEVIN BUCKLEY

mercredi 17 mars 2010

Cephas & Wiggins


Biographie :
Cephas & Wiggins fut un duo de blues acoustique composé du guitariste John Cephas (4/09/1930 – 4 Mars 2009) et de l'harmoniciste Phil Wiggins (né le 8 Mai1954). Ils se rendirent célèbres par un style de musique traditionnelle appelé « Piedmont Blues ».
Tous deux étaient originaires de Washington D.C., bien que Cephas soit de 25 ans plus agé que Wiggins. Ils firent connaissance à une jam-session du Smithsonian's Festival of American Folklife en 1975 ou 1976, et commencèrent à jouer ensemble dans le groupe Wilbert "Big Chief" Ellis's band. A la mort d' Ellis, ils prirent la décision de continuer à jouer mais en duo.
En 1980, Cephas & Wiggins furent découvert par deux musicologues allemands, Siegfried Christmann et Axel Kustner qui les enregistrèrent.
En 1986, Cephas & Wiggins sortirent Dog Days of August, leur premier album américain sur le label Flying Fish Records. En 1989, Cephas fut récompensé au titre du National Heritage Fellowship.
Il y eut encore deux albums chez Flying Fish. Ensuite, ils quittèrent ce label pour en produire un chez Chesky Records basé à New-York, et quatre autres chez Alligator Records.
Cephas est décédé de mort naturelle le 4 Mars 2009 à l'âge de 78 ans. En 2008, le duo avait enregistré un dernier disque, Richmond Blues chez Folkways Records.



Discographie :

1981 Living Country Blues USA Vol. 1 (L+R)
1984 Sweet Bitter Blues (L+R, reissued by Evidence Records in 1994)
1985 Let It Roll: Bowling Green (Marimac)
1986 Dog Days of August (Flying Fish)
1987 Guitar Man (Flying Fish)
1988 Walking Blues (Marimac)
1992 Flip, Flop & Fly (Flying Fish)
1993 Bluesmen (Chesky)
1996 Cool Down (Alligator)
1999 Homemade (Alligator)
2002 Somebody Told the Truth (Alligator) U.S. Blues #6[9]
2006 Shoulder to Shoulder (Alligator)
2008 Richmond Blues (Smithsonian Folkways)
[edit]
1998 Goin' Down the Road Feelin' Bad (Evidence) compilation of L+R materials
2000 From Richmond to Atlanta (Rounder) compilation of Flying Fish materials

mercredi 10 mars 2010

Festival country de MIRANDE

A l'affiche du festival country 2010 de Mirande (Gers) du 13 au 18 juillet...
(Pour plus d'info :
http://www.country-musique.com/)

LAURETTE CANYON



LAS VARGAS



TRANS ZEB EXPRESS



BURNING DUST



BILLY CURTIS



MISS LAUREN MARIE



RICK BROUSSARD



MITCH JACOBS



JIM STRINGER



WELDON HENSON



CELTIC SAILORS



ROSE MARY LOU



HORTON BROTHERS



MIKE SANCHEZ



ROGER WALLACE



HUGUES AUFFRAY



SANSEVERINO

mardi 16 février 2010

Johnny Cash


Biographie :

Johnny Cash (né J.R. Cash à Kingsland, Arkansas, États Unis, et décédé le 12 septembre 2003 à Nashville, Tennessee) était un chanteur, guitariste et auteur-compositeur de musique country américain. Il a également pratiqué les styles Rock and Roll, Rockabilly, Blues, Folk ou encore Gospel.
Avec 90 millions d'albums vendus au long de ses cinquante années de carrière, il est considéré comme une figure majeure de la musique américaine du xxe siècle.
Il est aussi connu pour son engagement politique et son action en faveur des détenus pénitentiaires devant lesquels il s'est souvent produit.
Johnny Cash naît le 26 février 1932, pendant la Grande Dépression, dans une famille pauvre et rurale d'origine écossaise de Kingsland, Arkansas, États-Unis. Ses parents ne pouvant s'entendre sur le prénom à donner au jeune garçon, il est seulement baptisé des initiales J.R. Il adoptera le prénom John au moment de son engagement dans l'armée de l'air des États Unis, qui ne veut pas d'un soldat doté de seules initiales, puis prendra Johnny comme nom de scène en 1955.
Dès l'âge de cinq ans, il travaille avec sa famille dans les champs de coton et y est imprégné des chants des travailleurs. Le sud des États-Unis est alors baigné par le folk, les hymnes religieux, le gospel et la country. Les temps sont durs et les difficultés de la famille, qu'elles soient dues aux conséquences de la Grande Dépression ou à une inondation, inspireront plusieurs des futures chansons de Cash. Fasciné par les chansons entendues à la radio, le jeune J.R. reçoit l'enseignement musical de sa mère et d'un ami d'enfance, et commence très tôt à jouer de la guitare et à écrire des chansons. Il se produira même à la radio avant même d'être sorti du lycée.

Très proche de son frère Jack, de deux ans son aîné, Cash reste définitivement marqué par la mort de celui-ci, qui est presque coupé en deux par une scie circulaire sur laquelle il travaillait, à l'âge de 14 ans. Cash était absent lors du drame, et a exprimé à de nombreuses reprises la culpabilité qu'il ressentait quant à cet événement, affirmant voir souvent son frère en rêve.
Après plusieurs expériences de travail difficiles dans plusieurs domaines, Cash s’enrôle dans l’US Air Force et est envoyé à San Antonio, au Texas, pour y être entraîné à l'interception de communication radio codées. Il part ensuite pour la base aérienne de Landsberg, en Allemagne. Il y restera trois ans, pendant lesquelles il écoute les communications des soviétiques, achète sa première guitare et forme son premier groupe. Il est démobilisé le 3 juillet 1954, avec le grade de sergent, et retourne vivre au Texas. Un mois plus tard, le 7 août, il épouse Vivian Liberto (1934-2005), qu'il avait rencontrée au cours de sa formation militaire. Ils auront quatre filles, Rosanne (née le 24 mai 1955), Kathy (née le 16 avril 1956), Cindy (née le 29 juillet 1958) et Tara (née le 24 août 1961), mais leur mariage ne résistera pas à la vie mouvementée de Cash, à ses problèmes avec l'alcool et les drogues et à son infidélité, et ils divorceront en 1966.

En 1954, Johnny Cash et sa femme déménagent à Memphis, dans le Tennessee, où il travaille comme vendeur tout en étudiant pour devenir speaker à la radio. Il passe ses nuits à répéter avec deux amis musiciens, le guitariste Luther Perkins et le contrebassiste Marshall Grant, qui se font appeler les Tennessee Two. Il trouve finalement le courage de solliciter une audition à la maison de disque de Sam Phillips, Sun Records, berceau du Rock and Roll blanc dont elle accueille notamment les pionniers Elvis Presley et Jerry Lee Lewis. Peu impressionné par le gospel que lui présente le groupe, Phillips les encourage à trouver leur propre son, et finit par les signer lorsque Cash lui chante les chansons qu'il a lui même écrites, dans le style frénétique qui fera la célébrité de son groupe. Leur premier enregistrement pour Sun, comprenant "Hey Porter" et "Cry Cry Cry", sort en 1955 et se vend raisonnablement bien.
Dès lors, tout s'accélère : le single suivant de Cash, Folsom Prison Blues, atteint la 5e place des meilleurs ventes country, puis I Walk The Line se classe premier. Suit en juin 1957 Home of the Blues, après quoi Cash devient le premier artiste Sun à sortir un album, les singles régnant alors en maître sur le marché du disque. Mais le label de Sam Phillips devient rapidement trop petit pour Cash, pourtant son artiste le plus vendeur : Elvis Presley a déjà quitté Sun, et Phillips se concentre désormais sur la carrière de Jerry Lee Lewis. En 1957, à la recherche de plus de liberté artistique, le chanteur accepte l'offre alléchante de la compagnie de disque Columbia Records. Sur cette étiquette, il enregistre au début des années 1960, Don’t Take Your Guns to Town et The Ballad of Ira Hayes.

A la même époque, il tourne avec la Carter Family, famille de musiciens country légendaire aux Etats Unis. Une relation ambiguë naît entre Cash et l'une des filles de la famille, June Carter, chacun étant de son côté marié et chargé de famille.
Au début des années 1960, Cash commence à consommer de grandes quantité d'alcool et de drogues, notamment pour tenir lors des longues et difficiles tournées (comptant pas moins de 300 spectacles par an, souvent dans des lieux très éloignés qu'il faut rejoindre en voiture). Il devient rapidement dépendant des amphétamines et des barbituriques, qui affectent grandement son comportement. Pendant quelque temps il partage un appartement à Nashville avec le chanteur country Waylon Jennings, lui aussi dépendant des amphétamines. Cash affirmera plus tard avoir essayé "toutes les drogues qu'on pouvait essayer".
Bien que perdant peu à peu tout contrôle sur sa vie, Cash reste très productif et les succès continuent : en 1963 sort le titre Ring of Fire, chanson écrite par June Carter et Merle Kilgore et décrivant le "cercle de feu" entourant le chanteur, référence à sa dépendance à l'alcool et à la drogue. Avec son arrangement original de cuivres dans le style des mariachis, une idée de Cash, la chanson atteint la 1ère place des charts country, et entre au Top 20 des ventes de disques Pop.
En juin 1965, le camion qu'il conduit prend feu, provoquant un vaste feu de forêt qui détruit plusieurs kilomètres carrés de bois dans le parc national de Los Padres en Californie, dévastant trois montagnes et tuant 49 des 53 condors -espèce protégée- qu'abritait le parc. Ne montrant guère de remords au cours de son procès, Cash est condamné à une amende de 125 172 dollars, dont il finira par payer 82 000. Cash affirmera être la seule personne jamais poursuivie par le gouvernement américain pour avoir déclenché un feu de forêt.
En 1965 il est arrêté à El Paso (au Texas) par la brigade des stupéfiants, qui le soupçonne de transporter de l'héroïne depuis le Mexique, mais il est rapidement relâché, on ne trouve, cachés dans son étui de guitare, que des amphétamines et barbituriques légaux, pour lesquels il dispose d'une ordonnance. Il est néanmoins condamné à une peine avec sursis. Il est à nouveau arrêté le 11 mai 1965, à Starkville, Mississippi, pour s'être introduit en pleine nuit dans un jardin privé dans le but d'y cueillir des fleurs. Ce sera la source de sa chanson Starkville City Jail. Malgré ces incidents, Cash ne passera jamais plus d'une nuit en prison, ce qui ne l'empêchera pas de cultiver une image romantique de détenu endurci, de nombreux fans croyant réellement qu'il a passé des années au pénitencier de Folsom.

Au milieu des années 1960, Cash sort plusieurs albums concept, dont Bitter Tears en 1964, sur le thème des indiens d'Amérique, et Ballads Of the True West en 1965, disque expérimental qui mêle chansons traditionnelles du Far West et interventions parlées. C'est la pire période de ses problèmes de drogue, et son comportement erratique provoque son divorce d'avec sa première femme et de nombreuses annulations de concerts. Ce qui ne l'empêche pas d'obtenir en 1967 un Grammy Award, avec June Carter, pour la chanson Jackson.
En 1968, Cash parvient à se sevrer de la drogue. Il affirmera dans son autobiographie avoir eu une révélation surnaturelle après une tentative de suicide sous l'influence de la drogue. Il serait descendu dans une caverne pour y mourir, mais le souffle de Dieu l'aurait poussé à en sortir et à recommencer sa vie. Il vit cet épisode, réel ou fantasmé, comme une véritable seconde naissance. Plus prosaïquement, il reçoit l'aide de June Carter et de sa famille (dont sa mère Maybelle Carter), qui s'isolent chez lui pendant un mois pour s'occuper de sa désintoxication. Cash redécouvre sa foi religieuse, célébrant l'évenement par une cérémonie dirigée par le Pasteur Jimmy Rodgers Snow, fils du célèbre musicien country Hank Snow. Il demande la main de June Carter, qui a promis de l'épouser quand il serait "clean", sur scène au cours d'un concert au Londons Garden, à London au Canada, le 22 février 1968.

Impressionné en Allemagne par le film documentaire Inside the Walls of Folsom Prison (1951), Johnny Cash s'est intéressé au sort des détenus, inspirant son célèbre morceau Folsom Prison Blues, et son image romantique de prisonnier. A la fin des années 1960, il commence à se produire pour les pensionnaires de diverses prisons des États Unis. En résulteront deux célèbres albums live, Johnny Cash at Folsom Prison (1968) et Johnny Cash at San Quentin (1969).
A noter que l'album At Folsom Prison fut originellement édité dans une version censurée, débarrassée des diverses grossièretés proférées par Cash et le public au cours du concert. Les rééditions sur CD présentent l'intégralité du spectacle et des échanges entre les chansons, bien qu'une partie des réactions du public soient en fait des sons enregistrés en studio et ajoutés au mixage. L'album Johnny Cash at Folsom Prison figure dans le National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès, et a été classé dans la liste Les 500 plus grands albums de tous les temps du magazine Rolling Stone.
A l'occasion des concerts à la prison de Folsom, Cash rencontre le détenu Glen Sherley, lui-même chanteur country, dont il interprète la chanson Greystone Chapel, qui figure sur l'album live. La partition lui avait été donnée la veille seulement par le pasteur de la prison. Cash prendra ensuite fait et cause pour Sherley, parvenant à faire démarrer sa carrière de chanteur et même à le faire libérer de prison. Mais Sherley supportera mal la liberté et la vie de musicien célèbre, retombera dans l'anonymat dans les années 1970 avant de se suicider en 1978. Cet échec n'empêchera pas Cash de continuer à s'engager politiquement pour améliorer le sort des prisonniers aux États-Unis.

De 1969 à 1971, Johnny Cash présente sa propre émission de télévision, enregistrée au Ryman Auditorium de Nashville : The Johnny Cash Show, sur la chaîne américaine ABC. Il y reçoit régulièrement la Carter Family ou Carl Perkins, mais aussi des artistes plus contemporains, souvent assez éloignés des goûts de son public le plus conservateur : Neil Young, Louis Armstrong, Kenny Rogers and The First Edition, James Taylor, Ray Charles, Eric Clapton (au sein du groupe Derek and the Dominos), Kris Kristofferson et Bob Dylan.
Cash avait rencontré Dylan au milieu des années 1960. Admirateurs de longue date l'un de l'autre, ils étaient devenus amis alors qu'ils étaient voisins à Woodstock, dans l'État de New York, à la fin des années 60. Cash a contribué à relancer la carrière de Dylan après les années de réclusion de celui-ci suite à son accident de moto de 1966, chantant en duo avec lui sur l'album Nashville Skyline et en rédigeant les notes de pochette, pour lesquelles il obtiendra un Grammy Award.

Kris Kristofferson, quant à lui, commençait à se faire un nom en tant qu'auteur-compositeur lorsque son passage au Johnny Cash Show donna à sa carrière un sérieux coup de pouce. Cash refusa en effet, contre l'avis des cadres de la chaîne, de lui faire changer les paroles de la chanson Sunday Mornin' Comin' Down, qui comprenait une allusion à la drogue : "On a Sunday morning sidewalk / I'm wishin', Lord, that I was stoned" ("Sur ce trottoir le dimanche matin / Mon Dieu, que j'aimerais être défoncé").
Au début des années 1970, Cash est connu comme "The Man in Black" ("l'Homme en Noir") à cause de ses tenues de scène noires, qui contrastent fortement avec les tenues de scènes des autres groupes country de l'époque, généralement vêtus de chapeaux de cowboys et de costumes bariolés, mais aussi car il portait également du noir en dehors de la scène, dans sa vie quotidienne. En 1971, Cash écrit la chanson The Man in Black, renforçant encore cette singulière image. Aujourd'hui encore, on en trouve des traces dans la culture américaine : ainsi les uniformes noirs de la marine des États Unis sont surnommés des "Johnny Cashes".

Au milieu des années 1970, la popularité de Cash commence à décliner, ainsi que ses ventes de disques. Il enregistre alors notamment des pièces d’auteurs progressistes tels que Bob Dylan, Kris Kristofferson et Nick Lowe. Ces collaborations ne sont pas sans prix : de nombreuses stations de radio country boycottent ce nouveau style à la faveur d’artistes au son plus populaire. Cash se lance alors dans la rédaction de son autobiographie, intitulée The Man in Black, qui est publiée en 1975 et se vend à plus d'1,3 millions d'exemplaires.
En 1980, Cash devient le plus jeune lauréat vivant du Country Music Hall of Fame. Ses années 1980 sont toutefois assombries par des problèmes de santé, un succès discographique amoindri et la fin de son association avec Columbia Records. Cash continue tout de même à parcourir l’Amérique à bord de son bus de tournée, tant en solo qu’avec ses amis Waylon Jennings, Willie Nelson et Kris Kristofferson, au sein du supergroupe The Highwaymen. Formé au milieu des années 80, le quatuor réalisera avec succès deux albums.
En 1983, il retombe momentanément dans ses problèmes de dépendance aux drogues, suite à l'absorption d'analgésiques à l'hôpital, où il est soigné après avoir été blessé par un animal dans sa ferme. De retour à l'hôpital pour des problèmes de cœur en 1988, Cash refuse cette fois l'usage d'anti-douleurs, bien que devant subir un double pontage !

La carrière de Cash, ainsi que ses relations avec l'establishment de la musique country à Nashville, sont au plus bas dans les années 1980. Vexé par la passivité de Columbia Records, qui ne fait à cette époque plus aucun effort de promotion à son égard, il enregistre une chanson et une vidéo auto-parodiques, « Chicken in Black » (« Le Poulet en Noir"), dans laquelle son cerveau est transféré dans le corps d'un poulet, tandis qu'on lui transplante l'encéphale d'un braqueur de banques. L'effet ne se fait pas attendre, et son contrat avec Columbia est rapidement rompu.
En 1986, Cash retourne aux studios Sun, où il a fait ses débuts, pour enregistrer avec Roy Orbison, Jerry Lee Lewis et Carl Perkins l'album Class of '55.
En 1997, on diagnostique à Johnny Cash une maladie neurodégénérative, le syndrome de Shy-Drager. Le diagnostic est ensuite changé en neuropathie associée au diabète. L'année suivante, il est hospitalisé pour une pneumonie sévère, qui endommage ses reins. La maladie force Cash à restreindre ses activités musicales et ses tournées, ce qui ne l'empêche pas d'enregistrer les albums American III: Solitary Man (2000) et American IV: The Man Comes Around (2002), qui contiennent de nombreuses allusions à ses problèmes de santé. Le second contient notamment une reprise du morceau Hurt du groupe de Rock Industriel Nine Inch Nails, particulièrement saluée par la critique et le public.
Le 15 mai 2003, June Carter décède d'une complication chirurgicale, à l'âge de soixante-treize ans. Suivant le voeux de son épouse, Cash continue à travailler, se produisant notamment en concert avec la Carter Family. Il donne son ultime concert le 5 juillet 2003, et décède à son tour le 12 septembre 2003, au Baptist Hospital de Nashville, seulement quatre mois après son épouse. Johnny Cash est inhumé avec June Carter près de leur maison, au Memorial Gardens de Hendersonville, Tennessee.

vendredi 12 février 2010

Hollywood Argyles


Biographie:
Les Argyles Hollywood étaient furent de doo-wop fondé par le producteur / compositeur Kim Fowley, étudiant à l'université High School dans l'ouest de Los Angeles. Ils firent un tube "Alley Oop" en 1960, puis disparurent.
Selon Gary Paxton - qui, à l'époque, était la moitié de Skip & Flip ( "It Was I", "Cherry Pie") - "Alley Oop" a été écrit par Dallas Frazier comme un air de country:
« Quant au nom, Kim Fowley et moi vivions dans un studio à 15 $ la semaine à Hollywood .... Comme j'étais encore sous contrat (à Brent Records), je ne pouvais pas mettre mon nom sur « Alley Oop ». Voyant que le studio était à l'angle de Hollywood Blvd. et de la rue Argyle, j'ai donné au groupe de nom « Hollywood Argyles ». 

«À part moi, il n'y avait pas de réel Hollywood Argyles. Tous les autres sur la piste étaient soit des amis soit des musiciens de studio à qui j'ai donné 25 $ chacun pour la session. Lorsque "Alley Oop" soudainement a décollé et queles gens ont voulu nous réserver pour des concerts, il n'y avait pas vraiment de groupe.
Quand "Alley Oop" a été produit par Kim Fowley, le déjà célèbre Sandy Nelson était là, comme percussionniste.
Il a d'ailleurs rappelé: "Tous les participants étaient complètement ivres au moment où ils ont enregistré cette chanson ...."

lundi 28 décembre 2009

BO DIDDLEY


Biographie :

Ellas Otha Bates McDaniel plus connu sous le nom de Bo Diddley, né à McComb (Mississippi) le 30 décembre 1928 et mort le 2 juin 2008 à Archer en Floride, était un bluesman, guitariste, chanteur et compositeur américain. Il est reconnu comme l'inventeur du diddley beat, forme évoluée et transposée sur la guitare du jungle beat, qui caractérise l'éclosion achevée du Rock en 1955 et de tout ce qui s'en suit.
Son pseudonyme lui vient du nom donné à un instrument rudimentaire, constitué d'un morceau de fil de fer accroché à un mur sur lequel on faisait glisser un goulot de bouteille selon la technique du bottleneck, et qui remplaçait la guitare chez les apprentis musiciens noirs des débuts du blues. Cet instrument, le diddle ou diddley bow est avec le jug (bouteille servant de basse dans laquelle on soufflait) à la base de l'invention des musiques afro-américaines.
Bo Diddley est né dans une famille pauvre du Mississippi alors que sa mère n'avait que 16 ans. Son père mourant peu après sa naissance, il est adopté par une cousine de sa mère qui le lui confie : Gussie McDaniel, seulement âgée de 15 ans mais formant un foyer. Il prendra le nom de McDaniel mais continuera à y accrocher celui de Bates. Des incertitudes existent aussi quant au premier prénom qui lui fut donné, celui de Ellas ou de Otha. Il aura cependant comme nom d'usage : Ellas McDaniel.
La famille McDaniel déménage en 1934 à Chicago dans la banlieue sud réputée comme un quartier difficile. Il y étudie, s'orientant finalement vers la lutherie, y pratique de petits métiers et apprend à se défendre.
En 1952, il acquiert un ampli de guitare d'où il va sortir son premier vrai son saturé allié à une réverbération généreuse. Il bidouillera lui-même l'un des tous premiers effets trémolo/vibrato avec un réveil et quelques pièces de mécanique et il crée alors son premier son spécifique qu'il va toujours plus explorer et élargir.
L'activité musicale étant trop saisonnière pour en vivre, il concède de produire une maquette comportant 2 titres : Uncle John et I'm a man. Rapidement repéré, il signe en 1954 un contrat de sortie pour un disque avec la Chess Records et Uncle John devient Bo Diddley.
Avec son premier single double face comportant Bo Diddley (A) et I'm a Man (B) sorti en 1955, il invente ou révèle au grand public un rythme qui sera abondamment repris dans le monde du blues et du rock. On le nomme jungle beat ou diddley beat. Le disque atteint la seconde place des charts Rhythm'n Blues aux États-Unis.

Si le diddley beat de la chanson Bo Diddley est considéré comme original et singulier, le riff ainsi que les paroles de I'm a Man sont souvent considérés comme inspirés d'une chanson de Muddy Waters, Hoochie Coochie Man écrite par Willie Dixon en janvier 1954. Waters, ami et collègue de Diddley à la Chess Records, lui donnera une réponse en sympathie avec Mannish Boy en 1955 juste après la sortie de son single pour lui signifier qu'il venait d'entrer dans la cour des grands.
Elvis Presley, performant depuis moins d'un an seulement, se montre fan de Bo Diddley et ce dernier attribue le développement des contorsions suggestives et caractéristiques du King, à l'inspiration ou l'audace qu'il a acquise en regardant Bo Diddley sur scène, telle sa prestation au Carnegie Hall de New York cette même année.
Le 20 novembre 1955, il passe au Ed Sullivan Show qu'il rend furieux. Annoncé comme un musicien de Folk et censé jouer sagement un morceau devenu classique de la musique country, Sixteen Tons de Tennessee Ernie Ford, comme il était convenu, il interprétera sans avertir Bo Diddley. Le très respecté Ed Sullivan lui dira qu'il est "l'un des premiers hommes de couleur à l'avoir jamais trahi (doublé)". Face à cette expression ressentie comme raciste et autoritaire (castratrice), Bo Diddley avouera s'être retenu de lui casser la figure. Suite à cet évènement, il sera empêché de pratiquer plusieurs autres shows et Ed Sullivan lui dira que sa carrière serait finie avant 6 mois. Cependant, Bo Diddley venait de lancer son premier tube sur les ondes et en kiosque tout en ayant tenu tête au système médiatique alors soumis à la ségrégation et au conservatisme.
En 1956 il fait la connaissance de celle qui deviendra en 1957 Lady Bo, Peggy Jones, la toute première guitariste de Rock, toujours active et dont il affirme qu'elle est la seule à connaitre les voies de l'origine. Parmi les femmes qui l'ont accompagné se trouve aussi celle qu'il a surnommée la Duchesse, the Duchess (1962-1966), Norma-Jean Wofford. Elle permit la transition durant l'envol en solo de Lady Bo avec son propre groupe (Lady Bo & The Family Jewel) et Bo avait fait passer la Duchesse pour une demie-sœur uniquement pour alimenter la curiosité de ceux qui osaient demander où avait pu passer Lady Bo. Il avait appris la guitare à la Duchesse et elle était entourée de deux autres choristes : Gloria Morgan et Lily "Bee Bee" Jamieson, dont le trio en compagnie de Diddley est connu sous le nom de Bo-ettes. Elle quitta à son tour le groupe pour fonder sa famille, puis il y eut notamment Cornelia Redmond surnommée Cookie ainsi que Debby Hastings.

Il écrit en 1957 sous le pseudonyme de sa femme d'alors, Ethel Mae Smith, le titre Love is Strange pour le duo Mickey et Sylvia (Mickey Baker et Sylvia Robinson, créatrice de Sugar Hill Records) qui en font l'un des plus grands classiques du Rhythm and Blues. Il sera repris par Buddy Holly, les Everly Brothers, Sonny and Cher, Paul Mac Cartney, Everything But the Girl, etc., ainsi que dans le film Dirty Dancing.
Il influencera plusieurs groupes des sixties : The Rolling Stones, The Yardbirds, The Strangeloves, The Pretty Things, The Animals, Led Zeppelin, The Shadows of Knight, The Kinks, The 13th Floor Elevators, The Kingsmen, The Who, The Them et la scène rock'n'roll en général (selon l'expression des Animals dans leur reprise en 1964 de The Story of Bo Diddley qu'ils réarrangent et développent).
Les Moody Blues eux-mêmes lui consacreront des prestations live remplies d'admiration et d'énergie. Parmi ses fans et pairs ayant fait des reprises sans jamais payer de droit durant des concerts, sous couvert de bienveillance honorifique tel des medleys, on compte aussi Janis Joplin et Jimmy Hendrix.
Dans les années 1960, il produit beaucoup de morceaux dont certains sont accompagnés de paroles parlées à l'instar de son hit Say Man (1958), sur un mode cependant différent de celui de John Lee Hooker, qui sont les pales prémisses du Rap et du Slam mais en tout cas un signe de liberté musicale et de recherche de mode d'expression qui deviendront chères à Frank Zappa à la fin des années 1960. Sur certaines chansons primordiales comme Who do you love (1956) et I'm a man (1955) il adopte et développe cependant le style chanté de Hooker.
Il passe haut la main la fameuse épreuve du train relative aux bluesmen qui est d'imiter le train avec la guitare avec le morceau Please Mister Engineer (1961) où il réaffirme le son saturé et son importance, ainsi que sa toute simplicité (toujours très relative avec Bo Diddley). Il n'utilise pas le diddley beat à proprement parler sur cette chanson. Bo Diddley pense par ailleurs qu'avec son diddley beat il a trouvé « le son d'un train de marchandises » . Il n'y a aussi qu'un pas à croire que le diddley beat serait la 30ème chanson perdue de Robert Johnson, relatée dans ce même film, selon la légende du pacte à la croisée des chemins (Robert Johnson, Cross Road Blues, 1936). Le Diable enlèverait les âmes contractantes à l'age de 27 ans (Jimi Hendrix, Brian Jones, Janis Joplin, Jim Morrison, Robert Johnson...) mais ne put rien contre Bo Diddley qui à 27 ans (1955) lutte a contrario contre toute signature contraignante et toute soumission au système : à la Bête, qui le renvoie et cherche à l'écarter (Ed Sullivan). Pour illustration de ce lien logique légendaire, Eric Clapton reprendra le morceau Cross Road Blues de Johnson, certainement de manière intuitive et spontanée, avec son groupe Cream en 1968 puis durant sa carrière solo, en retrouvant de plus en plus le diddley beat primordial qui animait leur version. Robert Johnson et Bo Diddley semblent liés par la légende du Blues, l'un ayant flirté avec l'image du Diable, l'autre n'ayant jamais cru en lui, mais ils auraient pourtant rassemblé à tous les deux le registre entier du Rock ou qui le permet.
Les Rolling Stones débutent leur carrière en tournant avec Bo Diddley en 1964. Ils lui voueront une admiration toujours renouvelée et feront plusieurs reprises en s'en inspirant régulièrement. Ils l'inviteront par la suite dans plusieurs de leurs concerts pour jouer avec eux.
Avec le morceau Bodiddley-itis enregistré la décennie suivante (1972), il compte démontrer aux mauvaises langues - intriguées par la qualité peaufinée que prennent ses albums à la fin des années 1960 - qu'il maitrise en effet toujours la scène et qu'il faut même se passer des studios pour n'avoir qu'à jouer et performer. Il y exécute de remarquables sauts et contorsions (la guitare entre les jambes) toujours avec son célèbre jeu de jambes, et avait fortement influencé Pete Townshend des Who (dont beaucoup de morceaux sont des diddley beats comme Magic Bus de 1968). Pete Townshend étant finalement devenu le maitre médiatique de la hard-attitude et des sauts avec guitare (bien au-delà des Led Zeppelin), Bo Diddley renchérira sur le même morceau live (Bo Diddley at his Best) en imitant jusqu'au saut spécifique de Pete.

Discographie :

Bo Diddley (1958)
Go Bo Diddley (1959)
Have Guitar-Will Travel (1960)
Bo Diddley In The Spotlight (1960)
Bo Diddley Is A Gunslinger (1960)
Bo Diddley Is A Lover (1961)
Bo Diddley's A Twister (1962)
Bo Diddley (1962)
Bo Diddley & Company (1962)
Surfin' with Bo Diddley (1963)
Bo Diddley's Beach Party (1963)
Bo Diddley's 16 All-Time Greatest Hits (1964)
Two Great Guitars (avec Chuck Berry) (1964)
Hey Good Lookin' (1965)
500% More Man (1965)
The Originator (1966)
Super Blues (avec Muddy Waters & Little Walter) (1967)
Super Super Blues Band (avec Muddy Waters & Howlin' Wolf) (1967)
The Black Gladiator (1970)
Another Dimension (1971)
Where It All Began (1972)
Got My Own Bag of Tricks (1972)
The London Bo Diddley Sessions (1973)
Big Bad Bo (1974)
20th Anniversary of Rock & Roll (1976)
I'm A Man (1977)
Ain't It Good To Be Free (1983)
Bo Diddley - His Greatest Sides - Volume 1 (1984)
Bo Diddley & Co - Live (1985)
Hey...Bo Diddley in Concert (1986)
Breakin' Through The BS (1989)
Living Legend (1989)
Rare & Well Done (1991)
Live At The Ritz (avec Ron Wood) (1992)
This Should Not Be (1992)
Promises (1994)
The Mighty Bo Diddley (1995)
A Man Amongst Men (1996)
Moochas Gracias (avec Anna Moo) (2002)

samedi 28 novembre 2009

Arlo Guthrie


Biographie :
Arlo Guthrie est né à Brooklyn, New York, il est le fils du chanteur folklorique et compositeur Woody Guthrie et de Marjorie Mazia Guthrie, danseuse professionnelle, figurante au Martha Graham Company et fondatrice du Comité pour combattre la maladie de Huntington (maladie qui a provoqué la mort de Woody en 1967).
Ayant reçu le diplôme de l'école de Stockbridge au Massachusetts en 1965, il passe ensuite très rapidement au Rocky Mountain College.
Comme chanteur, compositeur de chansons et activiste politique perpétuel, Arlo a toujours suivi la route de son père légendaire. Il reçut le Peace Abbey Courage of Conscience Award le 26 septembre 19922.

Il écrivit la chanson Alice's Restaurant Massacree en 1967, une critique satirique du service militaire obligatoire aux États-Unis au moment de la guerre du Vietnam, dans le style humoristique des hippies. Il s'agit d'une histoire vraie vécue en 1965 : Arlo et un ami avaient vidé les poubelles de leurs amis Alice et Ray en les jetant en bas d'une colline. Ils furent arrêtés par l'officier Obie et durent comparaître devant le juge, ramasser les déchets et payer une amende de 25$. À la fin de l'histoire de la chanson, Arlo ne peut pas servir dans l'armée à cause de son passé de délinquant. En 1969, il joua son propre rôle dans le film Alice's Restaurant tiré de l'histoire dans la chanson et mis en scène par Arthur Penn.
Il fut aussi présent au festival de Woodstock (1969) où il interpréta son plus célèbre titre Coming into Los Angeles. Il a su se faire un prénom grâce à ce titre qui incarne l'état d'esprit hippie.

Il a rendu populaire City of New-Orleans, morceau de Steve Goodman, qui est la version originale de Salut les amoureux chanté en français par Joe Dassin.
Depuis, Arlo Guthrie poursuit sa carrière et a fait, fin 2006, une série de concerts en Allemagne avec Hans-Eckardt Wenzel, musicien et poète allemand.
Une de ses filles, Sarah Lee Guthrie, chante aux côtés de Johnny Irion ; une autre, Cathy Guthrie est la moitié du groupe Folk Uke, avec Amy Nelson, fille de Willie Nelson.
Discographie :
1967 : Alice's Restaurant (Reprise), musique du film éponyme d'Arthur Penn
1968 : Arlo
1969 : Running down the road (Warner) avec Ry Cooder produit par Lenny Waronker et Van Dyke Parks
1969 : Washington County (Warner) avec Ry Cooder produit par Lenny Waronker
1972 : Hobo's Lullaby
1973 : Last of Brooklyn cowboys avec Ry Cooder produit par Lenny Waronker
1974 : Arlo Guthrie (Warner) avec Ry Cooder, Jim Keltner, Chris Ethridge..
1975 : Together In Concert (Live with Pete Seeger)
1976 : Amigo
1977 : The Best of Arlo Guthrie
1978 : One Night (with Shenandoah)
1979 : Outlasting the Blues (with Shenandoah)
1981 : Power Of Love
1982 : Precious Friend (with Shenandoah and Pete Seeger)
1986 : Someday
1990 : Baby's Storytime
1991 : All Over the World
1992 : Son of the Wind
1992 : 2 Songs
1994 : More Together Again (Live with Pete Seeger)
1995 : Alice's Restaurant - The Massacree Revisited
1996 : Mystic Journey
1997 : This Land Is Your Land: An All American Children's Folk Classic
2001 : Bouncing Around the Room on Sharin' in the Groove
2002 : BanjoMan - a tribute to Derroll Adams
2005 : Live In Sydney
2007 : In Times Like These

lundi 23 novembre 2009

ALAN JACKSON


Biographie :

Alan Eugene Jackson (né le 17 octobre 1958 à Newnan, Géorgie) est un chanteur américain de musique country ayant vendu plus de 50 millions de disques. Il est influencé par la country traditionnelle, et il est l'un des plus populaires dans ce genre, pendant les années 1990, mélangeant le honky tonk et les sonorités country classiques. Il a composé lui-même plusieurs de ses succès. Dans sa carrière, il a enregistré une vingtaine d'albums et plusieurs compilations, tous sous le label Arista Nashville. Plus de 50 de ses singles ont atteint le Top 30 (dans la catégorie country) selon le classement du magazine Billboard, dont 25 ont atteint la première place. Il a reçu de nombreuses récompenses dans le domaine de la musique cuntry. Il participe également au programme Grand Ole Opry, et a été intronisé au Georgia Music Hall of Fame en 2001.
Alan est le fils d'Eugene Jackson et Ruth Musick, il a quatre soeurs aînées. Dans sa jeunesse, il a d'abord écouté de la musique gospel, sans être un mordu de musique. Cependant, un de ces amis lui fit découvrir la musique de Gene Watson, John Anderson et Hank Williams Jr.. Alan monta un groupe après sa sortie de la High school. Quelques temps après, Alan et sa femme, Denise, partirent de Newnan pour s'installer à Nashville dans l'espoir de se consacrer à la musique à plein temps.

Dans le Tennessee, Alan travaillait pour The Nashville Network (au service postal). Denise l'a mis en relation avec Glen Campbell, qui l'a aidé à démarrer sa carrière. Jackson signa finalement avec Arista.
Son premier album, paru de façon indépendante (sous label Americana Records) en 1987, est intitulé : "New Traditional". Il inclut les titres : "W. Lee O'Daniel And The Light Crust Dough Boys", "They Call Me A Playboy", "Just Forget It, Son" et "Merle and George".
Sa carrière solo a débuté en 1989, après son départ du groupe "The Strayhorns" qui était composé de Monty Allen, Danny Groah, Robbie Flint, Mark McClurg, Bruce Rutherford, Tony Stephens et Roger Wills.
Son deuxième album, Here in the Real World (1989), paru sous label Arista Records, était un franc succès, tout comme son troisième album, Don't Rock the Jukebox (1991). Son album A Lot About Livin' (And a Little 'bout Love) (1992) fut également un succès, engendrant cinq singles majeurs. Toujours en 1992, Randy Travis planifiait trois singles co-écrits par Jackson : "Forever Together", "Better Class of Losers", et "I'd Surrender All". Inversement, Travis co-écrivit le single de Jackson : "She's Got the Rhythm (And I Got the Blues)".

En 1994, Jackson quitta sa société de production, Ten Ten Management, qui supervisait jusqu'à maintenant sa carrière, et se dirigea vers Gary Overton.
C'est à ce moment que Jackson commença à se faire connaître pour ses talents de compositeur. Parmi les chanteurs de musique country qui ont co-écrit des chansons avec Jackson, citons Clay Walker ("If I Could Make a Living"), Chely Wright ("Till I Was Loved By You") et Faith Hill ("I Can't Do That Anymore").
"Alan Jackson: The Greatest Hits Collection" est paru le 24 octobre 1995. Le disque contient 17 hits, deux chansons nouvellement enregistrées ("I'll Try" et "Tall, Tall Trees"), et la chanson "Home" de son deuxième album, jamais parue en tant que single.
Avec la sortie de « Under the Influence » en 1999, il prit le risque de conserver un son traditionnel pour son album, bien que la tendance de la radio country était aux sons pop-rock.
Quand la Country Music Association (CMA) demanda à George Jones de réduire sa participationt à 90 secondes lors des 1999 CMA awards, il décida de boycotter l'événement. En guise de solidarité, Jackson interrompit sa chanson et reprit celle de Jones : "Choices."
Après que la musique country prit une nouvelle tournure en direction de la musique pop dans les années 2000, Jackson et George Strait critiquèrent l'état actuel de la musique country dans la chanson "Murder on Music Row". La chanson suscita un débat au sein de la communauté de la musique country à propos de la fin ou non de la musique country "traditionnelle". Le duo fut invité à inaugurer la cérémonie des Academy of Country Music Awards (ACMAs) de 2000 avec une interprétation de leur titre. Après le 11 septembre 2001, Jackson fit paraître "Where Were You (When the World Stopped Turning)". La chanson devint un succès et le propulsa rapidement sur le devant de la scène.
Aux CMA Awards de 2001, Jackson interpréta la chanson "Where Were You When the World Stopped Turning". Sa performance fut de l'avis général, le clou du spectacle, et le site web de Jackson croula sous les requêtes les jours suivants. La chanson vint soudainement à Jackson, elle n'avait pas été prévue pour une quelconque parution officielle. Mais sa interprétation en direct fut diffusée à la radio puis parut finalement en tant que single.
Jackson sortit un album de Noël, intitulé Let It Be Christmas, le 22 octobre 2002.

Jeannie Kendall contacta Jackson pour un duo, et il suggéra la chanson "Timeless and True Love". Elle figure sur son premier album solo, sorti en 2003.
Au début de l'année 2006, Jackson fit paraître son premier album gospel intitulé « Precious Memories », suite à la requête de sa mère, qui apprécie la musique religieuse. Jackson considéra cet album comme un projet parallèle, qui n'avait rien d'officiel, mais il fut reçu comme tel par le public. L'album fut peu ou non diffusé par les stations de radio, et n'eut pas le même succès que ses prédécesseurs.
Seulement quelques mois après la sortie de « Precious Memories » en 2006, Jackson sortit son album suivant : « Like Red on a Rose ». Le producteur principal d'Alan, Keith Stegall, ne prit pas part à cet album. Ce fut Alison Krauss qui produisit l'album, elle choisit également les titres.
Bien qu'il fut classé "country" ou "bluegrass", « Like Red on a Rose » utilisait de nouvelles sonorités, ce qui chagrina ses fans, faisant croire à certains d'entre eux que Jackson abandonnait son style traditionnel pour des sonorités pop.
Cependant, pour son album suivant, il revint à ses racines country. « Good Time », parut le 4 mars 2008. Le premier single de l'album, "Small Town Southern Man", fut diffusé à la radio le 19 novembre.
"Country Boy" et "Sissy's Song" sortirent également sous forme de single. "Sissy's Song" est dédiée à une amie de longue date de la famille d'Alan (Leslie "Sissy" Fitzgerald). Fitzgerald fut tuée dans un accident de moto à la moitié de l'année 2007.
Alan travaille actuellement à son prochain album, dont la sortie est prévue en automne 2009.


Discographie :

Here in the Real World (1990)
Don't Rock the Jukebox (1992)
A Lot About Livin' (And a Little 'Bout Love) (1993)
Honky Tonk Christmas (1993)
Who I Am (1994)
The Greatest Hits Collection (1995)
Everything I Love (1996)
High Mileage (1998)
Under the Influence (1999)
Super Hits (1999)
When Somebody Loves You (2000)
Drive (2002)
Let It Be Christmas (2002)
Greatest Hits Volume II (2003)
What I Do (2004)
Precious Memories (2006, gospel)
Like Red On A Rose (2006)
Good Times (2008)

mardi 3 novembre 2009

BILL HALEY


Biographie :

Bill Haley (6 juillet 1925- 9 février 1981) est le premier artiste blanc à réellement avoir du succès dans le rock and roll avec son groupe Bill Haley & His Comets et leur chanson “Rock around the clock”.
Né sous le nom William John Clifton Haley Junior (certaines sources ajoutent Junior à son nom mais son frère aîné a déclaré que c'était une erreur) à Highland Park banlieue de Detroit dans le Michigan, il grandit en Pennsylvanie. En 1946, Haley rejoint son premier groupe professionnel, les Down Homers. Il sort quelques titres de country dans les années 1940 pour des labels, comme Cowboy Records. En 1948-1949, il travaille aussi comme musicien itinérant et DJ. En 1951, avec son groupe The Saddlemen, il change de style et enregistre des reprises remarquées de rock afro-américain comme Rocket 88 (Jackie Brenston & His Delta Cats) et Rock this Joint (Jimmy Preston), qui lui donnent la clé du succès. Ils convainquent Haley qu'il pourrait peut-être avoir d'autres succès dans le rock and roll. En 1952, The Saddlemen deviennent Bill Haley and His Comets. En 1953, l'enregistrement de sa chanson Crazy Man, Crazy devient le premier titre de rock and roll blanc à atteindre les charts américains. Le fait qu'il soit originaire de Pennsylvanie, un état du nord, contribue à ce qu'il enregistre des compositions d'artistes noirs. Un artiste du sud les dédaignerait plutôt, ou craindrait le qu'en-dira-t-on. Il faudra attendre 1954 pour que dans le Tennessee (état du sud), Elvis Presley reprenne ce principe dont Haley fut un pionnier, et fasse logiquement scandale en reprenant le répertoire et les attitudes suggestives des afro-américains - avec le succès que l'on sait.
En novembre 1952, une chanson intitulée Rock around the clock a été écrite pour Bill Haley mais il n'a pas été possible pour lui de l'enregistrer avant le 12 avril 1954 parce que Jimmy DeKnight n'en voulait pas. À l'origine (mai/juin 1954), "RATC" entre dans le Top 40 et atteint la 23e place et est n° 17 au Royaume-Uni en décembre. Haley fait un succès international de sa reprise de Shake, Rattle and Roll qui s'écoule à 1 million d'exemplaires. Haley et son groupe ont joué un rôle majeur dans le lancement du rock and roll auprès d'un plus large auditoire, notamment les blancs après des années pendant lesquelles ce style était encore marginal.


Quand Rock Around the Clock apparaît en 1955 sur la bande originale du film Graine de violence ((The) Blackboard Jungle), c'est une véritable révolution musicale qui ouvre la porte à Elvis Presley et bien d'autres. Pendant les années 1950, Haley continue à produire de grands succès comme See You Later, Alligator. Il apparaît également dans les premières comédies musicales rock. Sa notoriété a cependant vite été dépassée par le séduisant Elvis Presley, mais Haley est resté une star incontestée en Amérique Latine: 1961-1966, les Mexicains le surnommaient le "Roi du Twist" (Florida Twist a été no 1 au Mexique ainsi que le LP TWIST). En Europe, surtout la France, la Belgique et les Pays-Bas le considéraient comme l'indiscutable roi du rock'n'roll. Son dernier concert a lieu en 1980 en Afrique du Sud. Bill Haley meurt fou à cause d'une tumeur au cerveau le 9 février 1981 à Harlingen.



Discographie :

L'ultime LP de Bill Haley and The Comets avec des invités: The Air Mail (musiciens de studio inconnus) est sorti sur EUROPA 111 548.0 en 1980. La face A comprend 6 titres dont deux instrumentaux (All On The Floor & Ribcord Rock) signés J. Sprangers (la gravure indique P1980 111548.0A-1 et la B également 6 titres dont deux instrumentaux (Tony's Corner & Rock Around The World du même compositeur (la gravure indique P1978-111548 0 B-1 G). Il semble que A1 (RATC) et Razzle-Dazzle (B1) soient de faux live. Il est assez facile de trouver une trace de cet LP en tapant "Bill Haley And The Air Mail" dans une barre de recherche comme Google. Cependant, Bill Haley ne joue sur aucun de ces quatre instrumentaux!

mercredi 21 octobre 2009

Johnny Burnette



Biographie :

Né le 25 mars 1934 dans un hôpital de la charité à Memphis il est très vite influencé par son frère aîné Dorsey. Il vécut une bonne partie de son enfance sous une tente, ses parents étant trop pauvres pour louer un appartement ou même une chambre. Enfant, Johnny va à la même école qu’Elvis Presley et, adolescent, travaille dans la même compagnie d’électricité, Crown Electric, où Elvis est conducteur de camion. Il se met ensuite à la boxe et étudie la guitare.
Au début des fifties, les Burnette Bros rencontrent un troisième boxeur, le guitariste Paul Burlison (né à Brownsville, Tennessee en 1929), qui a joué une fois avec Howlin' Wolf. Vers 1953 les trois jeunes gens décident de mettre leur punch au service de la musique qu’ils aiment, le hillbilly. Au début de l’année 1954 à Corinth (Mississipi), Johnny (vocal et guitare rythmique), Dorsey (contrebasse) et Paul (guitare électrique) enregistrent un premier single, produit par le père d’Eddie Bond. Le disque est pressé sur le rarissime VON 1006 qui contient une première version de You’re Undecided et Go Mule Go'.

Refusé par Sam Phillips, le groupe part tenter sa chance à New York où il prend le nom de Rock'n'Roll Trio. Ils sortent Tear It Up chez Coral et tournent avec les Drifters, Carl Perkins et Gene Vincent. En 1957, ils enregistrent l'album Johnny Burnette And The Rock And Roll Trio où figure l'excellent rockabilly Train Kept A Rollin'. La même année, ils enregistrent sur un 45 tours Coral Records (9-61918) le mythique Rock Billy Boogie, titre qui sera repris par Robert Gordon ou Johnny Winter, entre autres. Puis le trio se sépare et les frères Burnette écrivent pour Roy Brown ou Ricky Nelson.

En 1960 Johnny Burnette connaît son heure de gloire avec une ballade Dreamin' qui entre dans le top 10. La même année un autre titre You’re Sixteen apparaît dans le top 10 US. Ce morceau sera repris en 1974 par Ringo Starr qui sera classé n°1 aux États-Unis.
Le 14 août 1964, Johnny Burnette trouve la mort accidentellement, alors qu’il pêche en bateau sur le Clear Lake en Californie, laissant une veuve et deux orphelins. Son fils Rocky Burnette chante aujourd’hui du rockabilly avec le chanteur Darrel Higham. En 1979 il entre au Top 10 anglais avec le titre rockabilly Tired of Toein’ The Line. Son neveu Billy Burnette fait une belle carrière comme chanteur de musique country et comme acteur.

Discographie :

11.09.1958 I'm Restless / Kiss Me (Freedom F-44001)
06.03.1959 Me And The Bear / Gumbo (Freedom (F-44011)
24.06.1959 I'll Never Love Again / Sweet Baby Doll (Freedom (F-44017)
10.11.1959 Settin' The Woods On Fire / Kentucky Waltz (Liberty F- 55222)
08.03.1960 Don't Do It / Patrick Henry (Liberty F-55258)
04.05.1960 Dreamin' / Cincinnati Fireball (Liberty F-55258)
05.10.1960 You're Sixteen / I Beg Your Pardon (Liberty F-55285)
03.01.1961 Little Boy Sad / (I Go) Down To The River (Liberty F-55298)
30.03.1961 Big Big World / Ballad Of The One Eyed Jacks (Liberty C-33318 33 1/3 Single)
14.06.1961 I've Got A Lot Of Thing / Girls (Liberty F-55345)
08-09.1961 Fools Like Me / Honestly I Do ( Liberty 55377)
27.09.1961 God, Country And My Baby / Honestly I Do (Liberty 55379)
26.01.1962 Clown Shoes / The Way I Am (Liberty 55416)
13.04.1962 The Fool Of The Year / The Poorest Boy In Town (Liberty 55489)
30.07.1962 Damn The Defiant / Lonesome Waters (Liberty 55489)
01.08.1962 I Wanna Thank Your Folks / The Giant (Chancellor C-1116)
01.10.1962 Tag Along / Party Girl (Chancelor C-1123)
01.12.1962 Remember Me (I'm The One Who Loves You) / Time Is Not Enough (Chancellor C-1129)
19.08.1963 It Isn't There / All Week Long ( Capitol 5023)
20.01.1964 The Opposite / You Taught Me The Way / To Love You ( Capitol 5114)
04.05.1964 Sweet Suzie / Walkin' Talkin'Doll (Capitol 5176)
01.07.1964 Fountain Of Love / What A Summer Day (Sahara 512)
01.09.1964 Bigger Man / Less Than A Heartbeat (Magic Lamp 515