lundi 31 janvier 2011

Albert King


Biographie:
Albert Nelson est né le 25 avril 1923 dans une famille modeste à Indianola dans le Mississippi près d'une plantation de coton où il travaille pendant sa jeunesse. Ses premières influences musicales lui viennent de son père, Will Nelson, qui joue de la guitare. Pendant son enfance, il chante également à l'église dans un groupe de gospel. Il commence sa carrière professionnelle avec un groupe appelé In the Groove Boys à Osceola dans l'Arkansas.
Son premier succès est la chanson I'm A Lonely Man sortie en 1959. Il doit cependant attendre 1961 et la sortie de Don't Throw Your Love on Me So Strong pour devenir célèbre et atteindre la quatorzième place des classements de R&B. En 1966, il signe pour le label Stax pour lequel il sort en 1967 son album Born Under A Bad Sign.

La chanson titre de cet album (écrite par Booker T. Jones et William Bell) devient le morceau le plus connu de Albert King et il sera repris par de nombreux artistes, entre autres (de Cream à Homer Simpson). Le 1er février 1968, King est embauché par Bill Graham pour ouvrir le spectacle au Fillmore West devant John Mayall et Jimi Hendrix. Albert King est le premier musicien de blues à avoir joué au Fillmore West (il y rejouera plusieurs fois au cours de sa carrière).
Albert King meurt le 21 décembre 1992 d'une crise cardiaque à Memphis.
Albert King était un guitariste gaucher qui jouait généralement sur une guitare de droitier (les cordes n'étant pas inversées) car les guitares pour gaucher n'existaient pas à l'époque ; à l'instar d'Albert King, Jimi Hendrix utilisait une guitare de droitier, mais tenue en position de gaucher. Albert King est également connu pour avoir utilisé des accordages peu communs (comme un accordage de Do (Do-Si-Mi-Sol-Si-Mi) ou de Fa (Do-Fa-Do-Fa-La-Re) lui permettant de réaliser de plus grands bends). Adepte de la guitare électrique, sa guitare la plus célèbre est une Gibson Flying V (avec une forme triangulaire très caractéristique) qu'il avait appelée Lucy, à ne pas confondre avec la guitare Lucille de BB King.

Même s'il représente le Chicago Blues, il enregistra ses meilleurs albums, pendant les années 1970, sur le label de Memphis au service de la Soul et du R&B, Stax records, alors principal concurrent de la Motown (Detroit) au style si différent. Il métissa son Blues du meilleur R&B de l'époque, en s'inspirant du rock et du funk naissant (James Brown, Curtis Mayfield, The Meters, The Mar 's Keys). Son influence sur le blues, le rock, la soul et le funk contemporain est déterminante et de plus en plus reconnue après vingt ans d'oubli de la part du grand public : rythmes funky, suramplification, voix lente, posée, même son style si particulier est copié par de nombreux jeunes bluesmen et rockeurs d'hier à aujourd'hui. En France, il a influencé de nombreux chanteurs, des musiciens comme Paul Personne, Jean-Jacques Milteau ou Bill Deraime.

Albert King
envoyé par soulpatrol. - Clip, interview et concert.
Parmi les musiciens anglophones qu'il a influencés, on peut citer parmi les plus connus Steven Crooper, Keith Richards, Ron Wood, Jimi Hendrix, Eric Clapton, Jeff Beck, Mike Bloomfield, Gary Moore, Buddy Guy, Johnny Copeland, Johnny Winter, Robert Cray, Angus Young. Tous rendent ou lui ont rendu un hommage de son vivant, ou de manière posthume. De nombreuses critiques musicales retrouvent de ci et de là quelques notes, un bend, un refrain, un arrangement qui rappelle son style, sans forcément le copier. Mais de tous ses nombreux héritiers, Stevie Ray Vaughan a sans doute été le guitariste le plus fortement influencé par Albert King comme on peut l'entendre sur ses blues lents ou rapides, et les nombreux hommages qu'il a pu rendre à son aîné.
Par ailleurs, le solo de guitare d'Eric Clapton sur la chanson Strange Brew de Cream en 1967 est une reprise note à note du solo d'Albert King sur Crosscut Saw.
Albert King avait lui-même invité le guitariste irlandais Rory Gallagher à venir jouer avec lui, pour la plus grande fierté du bluesmen irlandais1 ; Stevie Ray Vaughan a par ailleurs fait paraître un CD qu'il avait enregistré avec Albert King : In session -1989- où l'on peut entendre les deux hommes, quelques années avant leurs morts.
Moins connu que BB King, John Lee Hooker ou Muddy Waters, Albert King reste donc comme l'un des grands bluesmen du xxe siècle. Il a profondément influencé la musique contemporaine, beaucoup de chanteurs et musiciens, amateurs ou professionnels, de célèbres guitaristes ou restés inconnus, ont été inspirés consciemment ou non par une œuvre encore largement méconnue du grand public. Son style a profondément été influencé par les valeurs et les croyances d'un Sud si différent du reste des États-Unis, par les traditions liées au gospel, à la méditation et à la prière, enfin par les précurseurs dès les années 1930 et 1940 du jazz et du blues (Howlin' Wolf) alors naissants. Il faut attendre les années 1960 pour qu'à son tour il mâtine son blues de soul, de rock et de funk, et poursuive l'œuvre de création entreprise par des pionniers tels Sam Cooke, Bob Dylan ou Otis Redding, souvent aux frontières des genres.
Discographie :
1962 : The Big Blues, King Records
1967 : Born Under a Bad Sign, Stax Records
1968 : Live Wire/Blues Power, Stax Records
1969 : Years Gone By, Stax Records
1969 : King Of The Blues Guitar, Atlantic Records
1969 : Jammed together (Stax Records) avec Pops Staple et Steve Cropper
1970 : Blues For Elvis - King Does The King's Things, Stax Records
1971 : Lovejoy, Stax Records
1972 : I'll Play The Blues For You, Stax Records
1973 : Blues At Sunset, Stax Records
1973 : Blues At Sunrise, Stax Records
1974 : I Wanna Get Funky, Stax Records
1974 : Montreux Festival, Stax Records
1974 : The Blues Don't Change, Stax Records
1974 : Funky London, Stax Records
1976 : Albert, Tomato Records
1976 : Truckload Of Lovin' , Tomato Records
1977 : I'll Play the Blues For You, Tomato Records (avec John Lee Hooker)
1977 : King Albert, Tomato Records
1979 : New Orleans Heat, Tomato Records
1979 : Chronicle, Stax Records (avec Little Milton)
1983 : Crosscut Saw: Albert King In San Francisco, Stax Records
1984 : I'm In A Phone Booth, Baby, Stax Records
1986 : The Best Of Albert King, Stax Records
1986 : The Lost Session, Stax Records (avec John Mayall)
1989 : Let's Have A Natural Ball, Modern Blues Recordings
1989 : Live, Rhino Records
1990 : Door To Door, Chess Records 8 tracks A.King + 6 tracks Otis Rush
1990 : Wednesday Night In San Francisco, Stax Records
1990 : Thursday Night In San Francisco, Stax Records
1992 : Roadhouse Blues, RSP Records
2007 : The heat of the blues

mardi 18 janvier 2011

Alice Cooper


Biographie :
Alice Cooper (né Vincent Damon Furnier le 4 février 1948 à Détroit, Michigan1) est un chanteur et auteur-compositeur-interprète de Hard rock américain dont la carrière s'étend sur plus de 5 décennies. De par son attitude et son apparence, il est reconnu comme étant le principal père du shock rock2.
Alice Cooper était à l'origine un véritable groupe, avec Vincent Furnier, alias Alice Cooper, aux chants et occasionnellement l'harmonica, Glen Buxton et Michael Bruce à la guitare, Dennis Dunaway à la basse et Neal Smith à la batterie. Le "Alice Cooper Group" est véritablement entré sur le devant de la scène en 1971 avec son premier grand succès international, I'm Eighteen, titre issu du troisième album du groupe, Love It to Death, succès confirmé l'année suivante avec le single School's Out. Le succès commercial du groupe atteint son apogée en 1973 avec l'album culte Billion Dollar Babies.

Après la dissolution du groupe, en 1974, Vincent Furnier entame une carrière solo en conservant le pseudonyme d'Alice Cooper, et sort en 1975 l'album conceptuel Welcome to My Nightmare qui connaitra un succès retentissant. Toujours en activité, son dernier album en date est sorti en 2008, son dix-huitième album solo (et 25e en comptant ceux du groupe), Along Came a Spider et un prochain album est en préparation.

Particulièrement prolifique et éclectique, cette véritable icône du rock traversera différentes phases et différents styles musicaux durant sa carrière (hard rock, art rock, new wave, heavy metal, rock industriel,...), avec une tendance récurrente à soumettre les modes à son propre style. Hors scène, Alice Cooper est connu pour être un personnage sociable spirituel. Il a contribué à façonner le style et l'apparence du heavy metal, et est considéré comme le premier artiste rock à avoir introduit des images d'horreur dans le rock, ses mises en scène et son sens du spectacle ayant « définitivement transformé le genre ». Outre la musique, Alice Cooper est un acteur de cinéma, une célébrité du golf, un restaurateur et, depuis 2004, un animateur de radio animant l'émission Nights with Alice Cooper.
Sur la liste des 100 Greatest artists of Hard Rock (bien que ce classement soit censé classer seulement des artistes de hard rock, il comprend des artistes de plusieurs genres de rock) de VH1, Cooper est classé 20e.

Discographie :

Pretties for You (1969)
Easy Action (1970)
Love It to Death (1971)
Killer (1971)
School's Out (1972)
Billion Dollar Babies (1973)
Muscle of Love (1973)
Welcome to My Nightmare (1975)
Alice Cooper Goes to Hell (1976)
Lace and Whiskey (1977)
From the Inside (1978)
Flush the Fashion (1980)
Special Forces (1981)
Zipper Catches Skin (1982)
DaDa (1983)
Constrictor (1986)
Raise Your Fist and Yell (1987)
Trash (1989)
Hey Stoopid (1991)
The Last Temptation (1994)
Brutal Planet (2000)
Dragontown (2001)
The Eyes of Alice Cooper (2003)
Dirty Diamonds (2005)
Along Came a Spider (2008)

dimanche 9 janvier 2011

Albert Collins


Biographie :
Albert Collins est un guitariste et chanteur de blues électrique né le 1er octobre 1932 à Leona (Texas), et décédé le 24 novembre 1993 à Las Vegas (Nevada).
Albert Collins débute sa carrière en se produisant au fil des années 1950 dans divers clubs de Houston et de ses environs. À partir de 1958, il commence à enregistrer ses premiers titres. Développés autour de la thématique du froid (The Freeze, Frosty, etc.) ses morceaux lui valent le surnom de « The Iceman ». L'idée lui serait venu un soir de tempête de neige dans sa voiture, alors que les essuie-glace étaient gelés. Sorti en 1962, Frosty est un premier succès commercial, mais sans véritable suite pour Albert Collins, dont la carrière ne décolle pas vraiment au-delà du Texas.
Un premier tournant survient en 1968 lorsque Albert Collins est découvert lors d'un concert à Houston par Bob Hite, le chanteur du groupe de blues-rock Canned Heat. Albert Collins peut alors surfer sur la vague du Blues Revival qui remet son genre musical en haut de l'affiche et signe un contrat avec la maison de disque Imperial Records qui lui permet d'enregistrer trois albums.

La mode du blues passant, Albert Collins retombe dans un certain anonymat au cours des années 1970. Il lui faut attendre la fin de la décennie pour voir sa carrière véritablement décoller. En 1978, Iceman (surnommé également The Master of Telecaster en référence au modèle de guitare sur lequel il joue) retrouve néanmoins les studios en signant un contrat avec le label Alligator. Il publie l'album Ice Pickin qui est un véritable succès. La glace n'est plus seulement un thème récurrent de ses chansons mais bel et bien un style de jeu à part entière. Son jeu agressif et dynamique donne l'impression qu'il frappe les cordes de sa guitare avec un pic à glace. Il enchaîne avec les albums : Frozen Alive et Don't Lose Your Cool seront également bien accueillis, le dernier recevant la récompense du meilleur album de blues de l'année en 1983, et il sort en 1984 l'album Live in Japan, qui restitue assez fidèlement l'énergie de ses concerts et son blues aux intonations très funky.

En 1986, l'album Showdown! qu'il réalise avec Robert Cray et Johnny Copeland reçoit le Grammy Award du meilleur album de blues traditionnel.
En 1987, il apparaît dans le film Nuit de folie (Adventures in babysitting) où il interprète un chanteur de blues dont la prestation est interrompue par l'arrivée impromptue sur scène des héros qui veulent semer des bandits à leur poursuite. Il leur annonce d'un air autoritaire : « Personne ne part d'ici sans chanter le blues » . Tous se lancent alors dans une improvisation endiablée.
Devenu un des guitaristes de blues les plus cotés de sa génération, Albert Collins publie son dernier album en 1991, simplement intitulé Iceman. L'année suivante, il part dans une longue tournée internationale avec son groupe (The Icebreakers) au cours de laquelle on lui diagnostique un cancer des poumons. L'album issu de cette tournée (Live '92-'93) sortira peu de temps après sa mort.

samedi 25 décembre 2010

BONNE ANNEE 2011


JOYEUX NOEL ET BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011 AUX LECTRICES ET LECTEURS DE CE BLOG !

vendredi 24 décembre 2010

Booker T & the MG's


Biographie :
Le groupe est formé de deux musiciens noirs, Booker T. Jones (pianiste et organiste « électrique ») et Al Jackson (batteur), et de deux blancs, Steve Cropper (guitariste) et Donald "Duck" Dunn (bassiste), tous déjà musiciens d'accompagnement pour Stax.
Après une séance d'enregistrement pour Billy Lee Riley en mai 1962, Cropper, Jackson et Jones, accompagnés du bassiste Lewis Steinberg, gravent deux morceaux, dont Behave Yourself. Le patron de Stax Jim Stewart décide de sortir le disque et leur donne pour nom Booker T. & The M.G.'s. Les initiales M.G. signifient tout simplement « Memphis Group ». La face B du disque, Green Onions, morceau précurseur de blues "blanc", électrique, puissant et plein de swing, construit sur une base blues (à savoir My Babe, de Willie Dixon, ou What I Said), remporte un grand succès auprès des D.J. américains. Il se classe en tête de charts R&B et à la 3e place des charts pop. Après deux autres titres, Steinberg est remplacé par Duck Dunn, qui s'entend à merveille avec Jackson.

De 1963 à 1971, les MG's accompagnent toutes les plus grandes stars de Stax et d'Atlantic : Otis Redding, Sam & Dave, Wilson Pickett, Rufus Thomas, Eddie Floyd, Albert King, etc. Ils gravent également une dizaine d'albums sous leur propre nom, dont Hip-Hug-Her en 1967. Ils jouent au festival Monterey Pop avec Otis Redding. Le titre Soul Limbo est utilisé par la BBC comme jingle pour les programmes de cricket.
Leur discographie contient beaucoup de reprises de succès de l'époque, comme What'd I Say de Ray Charles ou Groovin' des Rascals. Ils obtiennent un gros tube en 1968 avec Hang 'Em High, d'après la musique du film Pendez-les haut et court avec Clint Eastwood. Ils cèdent parfois à la facilité, comme dans l'album McLemore Avenue, une reprise intégrale de l'Abbey Road des Beatles.

Après dix ans, les quatre musiciens surmenés décident de se séparer, non sans enregistrer un dernier album pour Stax : Melting Pot. Ils ont participé à l'enregistrement de plus de six cents disques et ont façonné le son de la soul de Memphis. Dunn et Jackson furent un des duos rythmiques les plus célèbres de l'Histoire. Ils assuraient un tempo métronomique d'une simplicité extraordinairement efficace. Cropper, guitariste de génie, également compositeur, et Jones, n'étaient pas en reste. Ce dernier, parfois remplacé par Isaac Hayes, apportait une touche jazzy à l'ensemble.
Dunn et Booker T. Jones tentent de reformer les M.G.'s en recrutant le guitariste Bobby Manuel et le claviériste Carson Whitsett, mais le décès d'Al Jackson en 1975 met fin à l'entreprise. Steve Cropper et Duck Dunn se retrouvent en 1980 au sein des Blues Brothers. Les trois survivants accompagnent Neil Young lors d'une tournée mondiale en 1990. Ils enregistrent un album de retrouvailles (That's The Way It Should Be) en 1994 et se retrouvent tous trois pour la suite du film The Blues Brothers. Ils sont entrés au Rock and Roll Hall of Fame en 1992 et reçoivent le Grammy Lifetime Achievement Award en 2007.
Green Onions fut repris par Brian Auger.

Discographie :
Green Onions (1962)
Soul Dressing (1965)
And Now! (1966)
In The Christmas Spirit (1966)
Hip Hug-Her (1967)
Back To Back (1967) - live
Doin' Our Thing (1968)
Soul Limbo (1968)
Uptight (1969) - bande originale film
The Booker T Set (1969)
McLemore Avenue (1970)
Melting Pot (1971)
Universal Language (1977)
That's The Way It Should Be (1994)

mardi 23 novembre 2010

BUDDY GUY


Biographie :
George « Buddy » Guy, né le 30 juillet 1936 à Lettsworth (Louisiane), est un musicien américain de blues et de musique rock. Il est le père de la rappeuse Shawnna.
Influencé dès son enfance par John Lee Hooker, Muddy Waters et Howlin' Wolf qui lui donneront plus tard envie d'émigrer vers Chicago, il se fabrique à l'âge de treize ans une guitare de fortune à partir d'une moustiquaire et d'un morceau de bois. Mais, c'est à seize ans que son père lui offre sa première vraie guitare, une deux cordes. Buddy joue alors simplement de la guitare pour passer le temps.
Quelque temps plus tard, alors qu'il est assis sur le seuil de sa maison en train de jouer de la guitare, un inconnu l'aborde, lui dit qu'il le regarde jouer chaque soir et qu'il voudrait lui offrir une guitare neuve. Et c'est ainsi que Buddy se retrouve le lendemain avec une guitare flambant neuve, plus motivé que jamais pour imiter ses idoles. Dès lors, il s'entraîne avec assiduité et se donne rapidement en concert à Bâton-Rouge avec les bluesmen locaux comme le Big Poppa John Tilley Band, Lightnin' Slim, Guitar Slim, Slim Harpo ou Lazy Lester. Mais Buddy sait déjà que son avenir n'est pas dans ce Sud ségrégationniste et pense déjà à partir au Nord des États-Unis. En quête d'un emploi bien payé, il part en 1957 pour Chicago, la ville de ses idoles. À cette époque, il n'imagine pas encore faire carrière dans la musique.

Sweet home chicago buddy guy et eric clapton
envoyé par noodle69. - Regardez plus de clips, en HD !
Arrivé à Chicago, il parcourt la ville pendant plusieurs jours, sans argent, jusqu'à ce qu'il rencontre un homme qui lui demande s'il peut lui jouer de la guitare en échange d'un whisky. Buddy Guy accepte et emballe l'inconnu qui le conduit aussitôt dans une boîte où joue un de ses amis, un certain Otis Rush. Et alors même que Rush s'apprête à partir, Buddy se met à jouer The things I used to do. Otis dira seulement au patron de l'engager.
Dès lors Buddy, qui joue plusieurs fois par semaine, ne tarde pas à attirer un large public et se fait même remarquer par Muddy Waters qui lui prodiguera quelques conseils. Dans cet amas de bars à blues, Buddy croise d'autres jeunes qui eux aussi ne tarderont pas exploser comme Magic Sam, Earl Hooker ou Freddie King. Mais c'est surtout la rencontre avec sa première source d'inspiration, B.B. King, qui restera la plus bénéfique pour Buddy. Sa notoriété grandissante l'entraîne alors sur les différentes scènes de Chicago en compagnie d'autres bluesmen de renom : avec Otis Rush au Club 708 ou encore au Trianon Ballroom avec B.B. King.
En 1958, Buddy rencontre Willie Dixon et enregistre grâce à lui pour le label Cobra Sittin' and cryin' the blues avant de devenir, pour Chess, guitariste de studio, puis en solo. Il enregistre ainsi avec Ike Turner (This is the end), Otis Rush, Sonny Boy Williamson, Muddy Waters et Willie Dixon. Parallèlement à sa carrière de sideman, il enregistre aussi en solo, entre 1958 et 1964, plusieurs 45 tours, Sit and cry, Try to quit my baby..., Broken hearted blues et surtout First time I met the blues qu'on retrouve aujourd'hui réunis sur les deux CD Buddy Guy on Chess vol. 1+2.
Buddy se produira ensuite avec l'harmoniciste Junior Wells sur l'album Buddy Guy & Junior Wells play the blues et sort en 1960 les singles Let me love you baby et Ten years ago. On le retrouve également sur l'album live Blues from Big Bill's enregistré au Copacabana Club à Chicago avec ses amis Howlin' Wolf et M. Waters.
Mais le grand succès n'arrive qu'au milieu des années 1960. Durant les années 1960 et 1970, il enregistre plusieurs classiques du Chicago blues comme A man and the blues, This is Buddy Guy (avec Clapton), Hold that plane et surtout Stone Crazy. Grâce au soutien d'Eric Clapton qui le cite souvent comme une de ses grandes influences, Buddy parvient à toucher facilement le public blanc et part en tournée à travers le monde. En 1965, il joue en Europe à l'American folk blues festival. En 1967, il est cette fois-ci au Mariposa folk blues festival à Toronto. En 1970, il fait la première partie de la tournée française des Rolling Stones. Néanmoins Buddy se fait progressivement oublier des maisons de disques pendant les années 1970.

Les années 1980, marquées par la new wave, mettent l'ensemble des bluesmen à l'écart du succès public. Pendant cette période Buddy Guy sort notamment, avec son ami Junior Wells, Buddy Guy and Junior Wells play the blues, Buddy Guy and the Juniors, Drinkin' TNT ou encore Going back ressorti en 1991 sous le titre Alone & acoustic.
En 1989, Buddy ouvre son club Legend à Chicago. Au début des années 1990 poussé par un renouveau du blues aux États-Unis et en Europe, il sort un album qui relance sa carrière : Damn right, I've got the blues en compagnie de Mark Knopfler, Jeff Beck et Eric Clapton. Il sort juste après, en 1993, l'album Slippin' in et joue au côté de jeunes bluesmen comme Jonny Lang.
En 2001, il sort Sweet Tea, un album lancinant et moite dans la tradition du blues hypnotique de Junior Kimbrough, dont Guy fait quelques reprises dans Sweet Tea, et dont il a recherché le même style de son.
Buddy Guy est aujourd'hui considéré comme une légende du blues, au même titre que BB King, John Lee Hooker, Muddy Waters ou Albert King.
Discographie :
1967 Left My Blues in San Francisco, Chess
1968 A Man & the Blues, Vanguard
1968 This Is Buddy Guy! [Live], Vanguard
1970 Buddy Guy, Junior Wells & Junior Mance Buddy and the Juniors, Blue Thumb
1971 In the Beginning (1958/64), Drive
1972 Buddy Guy & Junior Wells Play the Blues, Atlantic
1972 Hold That Plane!, Vanguard
1974 Drinkin' TNT 'n' Smokin' Dynamite [live], Blind Pig
1977 Live in Montreux, Evidence
1979 Pleading the Blues, Evidence
1979 Buddy & Phil Guy, JSP
1979 Got to Use Your Head, Blues Ball
1980 The Dollar Done Fell, JSP
1981 Stone Crazy!, Alligator
1982 DJ Play My Blues, JSP
1983 Buddy Guy, Chess
1983 The Original Blues Brothers Live, Magnum
1985 Ten Blue Fingers, JSP
1987 Chess Masters, Chess
1987 Complete DJ Play My Blues Session, JSP
1988 Breaking Out, JSP
1988 Live at the Checkerboard Lounge, JSP
1989 I Ain't Got No Money, Flyright
1991 Alone & Acoustic, Alligator
1991 Damn Right, I've Got the Blues, Silvertone
1992 My Time After Awhile, Vanguard
1993 Live At The Mystery Club, Quicksilver
1993 Feels Like Rain, Silvertone
1994 Drinkin' TNT 'n' Smokin' Dynamite, Sequel
1994 Slippin' In, Silvertone (Grammy Award du Meilleur disque de Blues contemporain)
1995 I Cry, Blues Masterworks
1996 Live: The Real Deal, Silvertone
1997 Try to Quit You Baby, Ronn
1998 As Good as It Gets, Vanguard
1998 Heavy Love, Silvertone
1998 Last Time Around -- Live at Legends, Jive
1999 The Real Blues, Columbia River
2001 Sweet Tea, Jive
2002 Blue on Blues, Fuel 2000
2002 Everything Gonna Be Alright, Black & Blue
2003 Blues Singer, Silvertone (Grammy Award du Meilleur disque de Blues traditionnel)
2003 Chicago Blues Festival 1964 [live], Stardust
2005 Bring 'Em In, Jive
2008 Skin Deep, Silvertone
2010 Living proof, Silverstone records

lundi 18 octobre 2010

Evènement au POPB ! ZZ top & les Doobies !





Un jour à marquer d'une pierre blanche, ce samedi 16 octobre 2010, les Doobie Brothers et ZZ top en concert exceptionnel au palais omnisport de Paris-Bercy.La salle était comble. Tous les fans étaient là et n'ont pas été déçu. Les Doobies ont joué une heure sans interruption leur musique rock californien impeccable, très professionnel et toujours plein de fraîcheur même après 40 années de succès. Tom Johnston et ses potes ont dû trouver l'élixir de l'éternelle jeunesse. Huit musiciens sur scène, deux batteries, un rock d'enfer parfois un peu trahi par une sono beaucoup trop puissante qui nuisait un peu aux harmonies soignées d'une musique géniale et qui n'a pas pris une ride...
Entracte, puis arrivées des légendes barbues. A la première note, le public savait qu'ils étaient enfin là, les trois tueurs texans. La classe, la puissance, le rock quoi. Tout est impeccable, règlé au millimètre. L'énergie du blues, du rock et du boogie à l'état pur. 90 minutes de folie absolue. Ils ont rejoué pas mal de tubes, mais ils en ont tellement à leur palmarès qu'il en a manqué à l'appel bien sûr. Le public ravi eut même droit à un bel hommage à BB.King et à Jimi Hendrix, ce qui a permis à Gibbons de démontrer, s'il en était besoin, qu'il est toujours un des très rares véritables guitar-héros de notre temps.
CC.RIDER was here... C'était unique et pas prêt sans doute de se reproduire. Merci la miss...

dimanche 3 octobre 2010

Eagles


Biographie:
Le groupe Eagles a été formé à Los Angeles en 1971 par Glenn Frey.
À ses débuts, le groupe est constitué de quatre membres : Randy Meisner (chant/basse), Bernie Leadon (chant/guitare/banjo), Don Henley (chant/batterie) et son fondateur Glenn Frey (guitare, piano et chant).
Le premier album du groupe sort en 1972 sous le titre de The Eagles. Ce premier album va rencontrer un très grand succès, notamment grâce au titre Take it easy.

Leur second album, Desperado, sort l'année suivante.
En 1974, les Eagles enrôlent un nouveau guitariste, Don Felder. Le groupe va alors enregistrer un troisième album, On the Border, qui aura un tel succès qu'il va à lui seul faire connaître le groupe de part et d'autre de l'Atlantique.
L'année suivante (1975) paraît leur quatrième album, One of These Nights, avec comme titre phare Lyin'Eyes. Peu de temps après la sortie de l'album, Bernie Leadon décide de quitter le groupe. Il est dès lors remplacé par Joe Walsh, le guitariste de James Gang.
En 1976 sort le plus connu de tous les albums du groupe, Hotel California.

Eagles "Hotel California"
envoyé par Origine. - Regardez la dernière sélection musicale.
Certains pensent que la chanson éponyme de l'album a certainement été inspirée par celle de Jethro Tull, écrite par Ian Anderson, 'We Used To Know' sur l'album Stand Up publié en 1969. Mais l'écoute consécutive de ces deux chansons permet seulement de remarquer la similitude de la musique.
En 1979, après le départ du premier bassiste Randy Meisner, remplacé par Timothy B. Schmit, le groupe enregistre un sixième album qu'il croit alors être son dernier, The Long Run. Cet album sera suivi d'un double live, sorti alors que le groupe est officiellement séparé. Les tensions apparues dans le groupe ont fini par le dissoudre. Don Henley disait alors que le groupe ne se reformerait que lorsqu'il "gèlerait en enfer" (Hell Freezes Over).

En 1994, soit quatorze ans après la séparation du groupe, celui-ci fait toujours parler de lui grâce à son titre phare Hotel California. Ce succès va pousser le groupe à se reformer pour une tournée et un nouvel album, Hell Freezes Over, qui est constitué de quatre nouvelles compositions et des plus grands succès du groupe en version "live". Un titre d'un album solo de Don Henley y apparait également (New-York Minute).
Les tensions ont disparu et le groupe dira très ironiquement au début de leur tournée qu' "il ne s'est jamais séparé, il a simplement prit quatorze ans de vacances"! Un DVD suivra cette tournée, avec les morceaux du dernier album, mais aussi d'autres titres des carrières solo de Don Henley (The Heart Of The Matter) et Joe Walsh (Help Me Through The Night). Mais encore une fois, les problèmes ressurgissent et Don Felder finira par être évincé du groupe. Le groupe est donc désormais constitué de Glenn Frey, Don Henley, Joe Walsh et Timothy B. Schmit
Enfin, le groupe signe un double album, Long Road Out Of Eden, dont la sortie en octobre 2007 accompagne leur retour sur scène..
Discographie :
Eagles(1972)
Desperado (1973)
On the Border (1974)
Eagles (1975)
Hotel California (1976)
The Long Run (1979)
Long Road Out Of Eden (2007)

lundi 30 août 2010

Le nouveau roman de B.VIALLET "Les Faux As" maintenant disponible

Acheter LES FAUX AS« Dans la Cité des Asphodèles ou plutôt la téci des Faux As, la vie n'est pas toujours rose. Les jeunes s'ennuient. Certains tiennent les murs et commencent à mal tourner, d'autres se réfugient dans les mondes virtuels. L'amour de Pierre et d'Awa leur permettra-t-il de dépasser les préjugés et des interdits ? »
Véritable suite du « Mammouth m'a tuer », ce roman social ou sociétal est basé sur des faits réels et des expériences vécues, mais présentés différemment pour des raisons déontologiques évidentes. « Toute ressemblance avec des personnes existantes... etc... »
Les lecteurs de http://wwwetpourquoidonc.fr// ont pu en lire plusieurs chapitres en avant-première. Une version papier et/ou fichier pdf est disponible chez :http://www.thebookedition.com/les-faux-as-bernard-viallet-p-43273.html.
Ce livre a été placé au banc d'essai du site MyMajorCompanyBooks. Il doit recueillir les suffrages d'une majorité d'internautes pour pouvoir être proposé à des « producteurs » et être publié chez un grand éditeur. Si ce texte vous a plu, n'hésitez pas à aller le soutenir chez : http://www.mymajorcompanybooks.com/Auteurs/bernardviallet/ . Merci d'avance et bonne lecture à tous.

samedi 21 août 2010

Blue County


Biographie :

Blue County fut créé en 2003 par Aaron Benward et Scott Reeves, deux chanteurs et acteurs amis de longue date. Engagés par Curb Records la même année, le duo sortit son premier single "Good Little Girls" qui fut N°11 au Billboard country charts au début de 2004, et fut le premier de quatre qui figurèrent sur leur album éponyme produit par Dann Huff. En 2004 également, le duo se produisit au Country Music Association Music Festival.

Après "Good Little Girls" arriva le single "That's Cool", qui arriva 24ème dans les charts country. "Nothing but Cowboy Boots" et "That Summer Song" suivirent en 2005, arrivant respectivement 38ème et 53ème. Leur 5ème single, "Firecrackers and Ferris Wheels", en 2006, n'entra pas dans les charts. Leur dernière production pour Curb fut "I Get To", qui, à l'instar de "Firecrackers and Ferris Wheels" ne fut jamais inclus dans un album. Après avoir enregistré deux chansons pour la bande sonore de « the Evan Almighty », Blue County quitta Curb en 2007.
Benward rejoignit Brian McComas dans le groupe Dirt Road Hotel à la fin des années 2000.
Discographie :
2004 : Blue County